Le nombre de prêts octroyés dans le cadre de l’Agence nationale de gestion de microcrédits (Angem), depuis sa création en 2005, s’est élevé à la date du 31 décembre 2019 à 919 985. Et donc en nette progression par rapport à la même période 2017, où le bilan faisait état de 827 161 bénéficiaires pour la réalisation de leurs projets. Selon l’Angem, qui rapporte ce bilan rendu public hier, les femmes sont plus nombreuses en termes d’octroi de microcrédits. En effet, d’après cette même source, le nombre de crédits octroyés aux femmes est de 584 995, alors que celui octroyé aux hommes est de 334 990. On lit également dans le communiqué de l’Agence que le total des microcrédits s’est traduit par la création de près de 1 351 807 emplois au 31 décembre 2019. Concernant le nombre de bénéficiaires des services non financiers, il a atteint 333 695.
Dans le communiqué, il est par ailleurs mentionné qu’une plateforme d’inscription en ligne a été lancée dernièrement au profit des porteurs de projet et des demandeurs de microcrédits, pour la création d’activités économiques. Il est indiqué que cette plateforme permet aux demandeurs de formuler la demande de prêt par Internet, ainsi que de suivre toutes les étapes d’instruction de leur dossier. Ce service, initié par l’Agence nationale de gestion du microcrédit, s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme. Il vise aussi à rapprocher l’administration du citoyen, à simplifier et améliorer les procédures administratives ainsi qu’à réduire les déplacements fréquents des usagers.

Lutter contre le chômage
Il y lieu de savoir que l’Angem, créée par décret exécutif n° 04-14 du 22 janvier 2004 et modifié, a pour mission principale la lutte contre le chômage. Et en outre, la diminution de la précarité dans les zones urbaines et rurales, en favorisant l’auto-emploi, le travail à domicile et les activités artisanales et de métiers, en particulier chez la population féminine. Il vise aussi la stabilisation des populations rurales dans ses zones d’origine par l’émergence d’activités économiques, culturelles, de production de biens, d’offres de services, générant des revenus et le développement de l’esprit d’entreprenariat qui remplacerait celui d’assistanat et aiderait ainsi à l’intégration sociale et à l’épanouissement individuel des personnes. « Le dispositif vise aussi la stabilisation des populations rurales dans ses zones d’origine par l’émergence d’activités économiques, culturelles, de production de biens, d’offres de services, génération de revenus et le développement de l’esprit d’entrepreneuriat qui remplacerait celui d’assistanat et aiderait ainsi à l’intégration sociale et à l’épanouissement individuel des personnes », est-il mentionné dans le communiqué. Toujours selon cette même source, l’Angem représente un instrument de réalisation de la politique du gouvernement pour la lutte contre le chômage et la précarité. Ses principales missions sont celles de gérer le dispositif du microcrédit conformément à la législation et la réglementation en vigueur. Soutenir, conseiller et accompagner les bénéficiaires du micro crédit dans la mise en œuvre de leurs activités, notifier aux bénéficiaires dont les projets sont éligibles au dispositif, les différentes aides qui leur sont accordées, assurer le suivi des activités réalisées par les bénéficiaires en veillant au respect des clauses des cahiers des charges qui les lient à l’Agence et assister les bénéficiaires du microcrédit, en cas de besoin, auprès des institutions et organismes concernés par la mise en œuvre de leurs projets. Il y a lieu enfin de faire remarquer que dans le bilan de l’Angem point d’indication sur le montant total des prêts octroyés depuis 2005 et encore moins le nombre de dossiers en contentieux, c’est-à-dire les bénéficiaires de crédit qui n’ont pas pu mener à terme leur projet d’activités.