L’Algérie a été longtemps une étape majeure du Dakar. Durant ses dix premières éditions (1979-1988), le rallye s’intitulait le «Paris-Alger-Dakar» et la capitale algérienne était la porte d’entrée de la course sur le continent africain.

Le rallye avait ensuite quitté l’Algérie. Il y est brièvement revenu – pour la dernière fois – lors de son édition 1993 pour plusieurs étapes dans le sud du pays. Le Dakar a définitivement quitté le continent africain depuis l’annulation de l’édition 2008 en raison de menaces terroristes le visant en Mauritanie. L’Algérie veut reconquérir la place qui était la sienne dans le secteur des sports mécaniques.  C’est du moins ce qu’a indiqué le Directeur général du Rallye «Challenge Sahari International-2018», le Français Michel Bizot, qui a mis l’accent sur les grandes possibilités de l’Algérie d’organiser des rallyes, grâce à la richesse des reliefs sahariens et leur diversité, à travers les ergs, dunes, plaines en sable, terre rocheuse et caillouteuse. «L’Algérie est un pays qui se prête très bien au rallye. Je l’ai connu du temps de feu Thierry Sabine. Nous veillons à valoriser l’Algérie à l’étranger, en passant par le sport. Nous œuvrons, à travers notre précieuse collaboration, à la promotion des rallyes en Algérie et à leur développement par notre savoir-faire dans le domaine et notre riche expérience en la matière. Nous avons la ferme conviction qu’il y a beaucoup de choses que l’on peut réaliser en Algérie dans le domaine. Il y a beaucoup de projets forts intéressants pour 2019 et 2020», dit-il. «Pour que ce genre de rallye fonctionne, il faut de la notoriété. Il faut travailler cet aspect sans relâche. C’est ce que nous essayons de faire. En 2014 et 2015, lorsque nous, qui sommes dans le milieu du rallye, annoncions le rallye en Algérie pour les Européens, on nous demandait ce qu’il en était de la sécurité. Je vous assure qu’après le déroulement des trois premières éditions du Challenge Sahari International, cela n’est plus le cas à présent. Cette année, avec tous les contacts que nous avons en Europe, pour promouvoir le Rallye international d’Algérie, on n’entend plus le mot sécurité. Pour preuve, neuf nationalités sont présentes à cette 4e édition. D’ailleurs, le conseiller de l’ambassadeur d’un grand pays européen a pris attache avec nous pour nous dire « comment se fait-il qu’il n’y ait pas de participants de chez nous ? » Il nous a assuré de sa présence à la cérémonie de clôture qui aura lieu à Ghardaïa, à l’issue de la dernière étape du rallye pour en parler. Un gros constructeur automobile européen, lui, y porte également de l’intérêt. Il y a pour cette édition, un observateur d’un gros constructeur automobile européen qui affiche son intérêt pour le rallye Challenge Sahari International. Cela commence à démarrer, puisque beaucoup d’éventuels participants projettent de venir en Algérie. C’est un pays chaleureux, avec des gens hospitaliers et aimables», a-t-il ajouté.

« Neuf pays déjà présents : le Japon, les USA, le Canada se manifestent»

«On commence à avoir de la demande avec le Japon, le Canada, les Etats-Unis qui se manifestent. Ils ne sont pas présents, cette année, mais ils le seront certainement lors des éditions à venir. Avec les neuf pays qui participent déjà, que sont la France, l’Espagne, le Portugal, la Turquie, l’Italie, la Libye, la Nouvelle-Zélande, la Belgique, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et évidemment l’Algérie, le Challenge Sahari International prend de l’ampleur et sa notoriété s’installera progressivement. Aussi, on est autorisé à faire descendre le rallye plus dans le Sud, avec des destinations sur Tamanrasset, Djanet et Illizi. Nous cherchons du sable, nous cherchons des dunes, nous cherchons à présenter l’Algérie dans ses plus jolis côtés», conclut-il.