En l’espace de deux jours, le ministre de l’Industrie Ferhat Aït Ali Braham a fait des annonces cruciales touchant des domaines importants en relation avec son département. Ses deux dernières interventions, samedi, lors d’un séminaire sur les nouvelles options pour relancer les industries nationales, et dimanche, sur les ondes de la Radio algérienne, dépassent le stade des constats. Il était question de décisions, de concret. Au-delà du fait que ça puisse être les bonnes actions à mettre à exécution, c’était surtout le saut (qualitatif ?) dans le discours. Un peu plus d’un an après son installation à la tête du département (il est ministre depuis le 4 janvier 2020), Ferhat Aït Ali Braham a, selon toute vraisemblance, tranché. Une « position » qui, certes, ne concerne pas tous les dossiers, mais elle a le mérite d’enlever une partie du flou qui n’a que trop tardé.
Ainsi, il sera bien question d’ouverture du capital des entreprises publiques, mais elle « se fera par le biais de la Bourse ». Reste à connaître les modalités, mais la « direction » est maintenant indiquée.
Concernant l’Eniem, le ministre a annoncé hier matin que la solution à ce dossier allait être connue l’après-midi même (à l’heure où nous mettions sous presse aucune information officielle n’a été divulguée à ce sujet). Un « plongeon » sur lequel il est attendu depuis plusieurs mois déjà.
L’autre sujet qui est, comme il l’a lui-même signalé, devenu « une fixation », en l’occurrence les importations de véhicules, a eu sa part de « fixations ». L’Etat ne va pas débourser, pour les touristiques ou utilitaires, plus de 2 milliards de dollars.
Ce n’est pas trop tôt, et il faut espérer que ce n’est pas trop tard. Tout est dans le respect des décisions et dans la récolte des résultats (positifs évidemment) dans les plus brefs délais.
Pour certains, ça reste toujours des tâtonnements, pour d’autres, c’est une avancée, mais c’est assurément des signes d’un travail de terrain. Le fait est à signaler parce que plusieurs autres départements gouvernementaux donnent l’impression d’être dans un état de léthargie et accordent encore plus d’arguments aux appels, au moins, à un remaniement ministériel. Un peu plus d’un an après son installation, le gouvernement n’a d’autre choix que d’être tranchant dans ses propositions de solutions. L’heure n’est plus aux hésitations.