C’est depuis hier, mardi 10 novembre, que sont entrées en vigueur les nouvelles mesures de lutte contre la propagation du coronavirus Covid-10. Vingt-neuf wilayas passent ainsi, pour une période de quinze jours, au confinement partiel entre 20 heures et 5 heures du matin.
Parmi les mesures retenues par le gouvernement, figure le report de la rentrée universitaire et de la formation professionnelle au 15 décembre 2020. Dans le secteur de l’Education nationale, il a été décidé l’«instauration d’un contrôle continu, rigoureux et inopiné par les inspecteurs du corps de l’Education nationale au niveau des établissements des cycles primaire, moyen et secondaire, publics et privés, pour s’assurer du respect du protocole sanitaire mis en place et des mesures organisationnelles édictées par les pouvoirs publics».
Selon le communiqué du Premier ministère, en date du dimanche 8 novembre 2020, «ce dispositif sera également renforcé par les visites des équipes médicales de santé scolaire qui veilleront à suivre et à s’assurer de la santé des élèves, des enseignants et du personnel administratif au niveau de l’ensemble des établissements éducatifs». Dit autrement, les établissements de l’Education nationale seront soumis à une stricte surveillance, ce que confirme le coordinateur national du Snapest.
Pour Meziane Meriane, l’application du protocole sanitaire mis en place par le secteur et l’autorité sanitaire chargé du suivi et de la lutte contre la pandémie fonctionne correctement dans les écoles, collèges et lycées de la République. En dépit de quelques faiblesses, admet-il, les mesures convenues pour juguler le «coronavirus sont largement respectées et le seront davantage» avec l’entrée en vigueur de la nouvelle période de confinement partiel décidé dimanche dernier. «Néanmoins, prévient M. Meriane, il convient de s’assurer de ce qui se déroule hors des murs des établissements». «A quoi sert le port du masque à l’intérieur des écoles et des classes lorsqu’on néglige le protocole sanitaire une fois à l’extérieur», s’interroge-t-il. Une manière d’appeler à ce que le respect des gestes barrières se fasse là où il n’existe pas d’autorité ni de système organisé comme dans les écoles où les responsables des établissements, leurs collaborateurs et les enseignants veillent à «une discipline» permettant de «ne pas compliquer une situation déjà préoccupante». «Nous appliquons les mesures sanitaires et les gestes barrières à l’intérieur des classes, mais, en dehors des murs de l’établissement tout est permis», insiste-t-il, pointant le «risque de contamination hors milieu scolaire» qui peut lui-même être «facilement affecté». «Dans les transports pris par les élèves, aucune règle n’est respectée réellement. Aux abords des établissements et sur les itinéraires empruntés par les élèves, il n’y a pas de comportements susceptibles de les prémunir», déplore Meziane Meriane. Le syndicaliste, qui affirme que le retour au confinement partiel n’est pas surprenant, souhaite une plus grande sensibilisation face au risque pandémique. n