Le centre de réflexion Care, dans sa contribution, propose l’allocation d’une ligne de crédit de 250 milliards à 300 milliards de dinars, garantie par l’Etat, destinée à financer les besoins de trésorerie des entreprises en difficultés, impactées par les effets de la pandémie Covid-19.
«Il est fortement recommandé de faire l’annonce de l’octroi d’une ligne de crédit bancaire significative à taux nul ou bonifié, à hauteur de 250 milliards à 300 milliards de dinars garantie par l’Etat, ouverte à l’ensemble des entreprises et accessible de manière aussi simplifiée que possible. Ce type de mesure simple, claire et décisive a été retenu par un très grand nombre de pays confrontés à la pandémie à travers le monde. La demande de crédit devrait se faire à partir de procédures simplifiées, son traitement dans les délais les plus brefs, l’espace de quelques heures ou quelques jours. Pour assurer le paiement rapide des indemnités aux employés ayant perdu leur emploi ou aux artisans et petits commerçants touchés par la pandémie, Care suggère aux autorités de recourir aux solutions innovantes telles que le mobile paiement. Concernant le financement de ce plan de sauvegarde des entreprises et du pouvoir d’achat des travailleurs, Care propose le recours à la planche à billets. «On ne peut manquer d’observer que le financement de ce programme de soutien, que l’Etat doit rapidement mettre en place, afin de préserver le tissu économique national et maintenir l’emploi existant, représente un défi de taille eu égard aux contraintes déjà très lourdes qui pèsent sur les finances publiques. D’autant que la possibilité évoquée dans le document du comité interministériel, à savoir le recours à l’épargne locale ou aux financements extérieurs, commande un temps de préparation minimal et n’est donc pas compatible avec l’urgence du problème posé. La question sous-jacente est celle de savoir si pourra être évitée la planche à billets en bout de course ? En réalité, le financement monétaire de la Banque Centrale paraît nettement mieux justifié comme réponse à cette crise sanitaire inédite, imprévisible au niveau mondial, que pour les usages discutables auxquels il a servi depuis 2017 à ce jour», lit-on dans le document. K. R.