La date de réouverture des mosquées a été arrêtée par le Premier ministre. Ce sera pour samedi prochain, 15 août, indique un communiqué du département de Djerad qui dévoile, à l’occasion, le dispositif de mise en œuvre de cette décision portant «ouverture graduelle, progressive et contrôlée des mosquées, dans le strict respect des protocoles sanitaires, liés à la prévention et à la protection contre la propagation de l’épidémie», rappelle-t-on.
Ainsi, et comme déjà annoncé la semaine dernière, seules les mosquées jouissant d’une capacité «supérieure à 1 000 fidèles» seront ouvertes, avec, toutefois des mesures sanitaires appliquées dans les wilayas, principalement en matière de confinement à domicile. Dans le cas des 19 wilayas, où ce régime a été totalement levé, les fidèles auront droit aux cinq prières de la journée (Fadjr, Dohr, Asr, Maghreb et Icha), alors que dans les 29 wilayas toujours soumises au confinement, les mosquées seront fermées durant la prière du Fadjr, sachant que celle-ci a lieu vers 04H du matin.
En outre, la prière du vendredi ne sera pas autorisée dans les 48 wilayas du pays, et ce, «jusqu’à ce que toutes les conditions soient réunies pour l’ouverture totale des mosquées, dans une deuxième étape», précise le communiqué.
Par ailleurs, c’est au wali qu’échoit l’ouverture des lieux de culte, souligne la même source, expliquant que ce dernier procèdera par un arrêté qui sera «affiché à l’entrée des mosquées et sous le contrôle et la supervision des directions de wilaya des affaires religieuses et des wakfs, à travers les fonctionnaires de la mosquée et les comités des mosquées, et ce, en étroite coordination avec les services de la Protection civile et des APC et le concours des comités de quartier et du mouvement associatif local».
L’arrêté fixe les mesures préventives que devront mettre en place et faire respecter les parties en charge de l’organisation de cette opération, à savoir «le maintien de l’interdiction d’accès aux femmes, aux enfants de moins de 15 ans et aux personnes vulnérables, le maintien de la fermeture des salles de prières, des mussalate et des écoles coraniques, le maintien de la fermeture des lieux d’ablution, le port obligatoire du masque de protection, l’utilisation d’un tapis de prière personnel, le respect de la distanciation physique entre les fidèles d’au moins un mètre et demi, l’organisation des accès de façon à respecter l’espacement et la distance physique ainsi que l’aménagement de l’entrée et de la sortie selon un sens unique de circulation, pour éviter les croisements des fidèles, la mise à la disposition des fidèles du gel hydro-alcoolique, l’interdiction de l’utilisation des climatiseurs et des ventilateurs, l’aération naturelle et la désinfection régulière des mosquées ainsi que l’affichage des mesures barrières et de prévention», énumère le Premier ministère.
Dans le même souci de prévention, «l’accès à la mosquée demeure soumis au contrôle préalable au moyen d’appareils thermiques», lit-on encore sur le même document qui insiste sur la mission des walis de «veiller au strict respect» de ces mesures de prévention et de protection et de «procéder à des inspections inopinées pour s’assurer de l’observation du dispositif mis en place».
«Il demeure entendu que le non-respect de ces mesures et en cas de signalement de contamination, la fermeture immédiate de la mosquée concernée sera prononcée», ajoute le gouvernement, avant d’appeler les fidèles à «se mobiliser et à s’investir pleinement pour le respect des règles édictées afin de préserver la santé de tous et prémunir les lieux de prière de tout risque de propagation du virus et à agir avec discipline et responsabilité individuelle et collective, pour garantir la quiétude dans ces lieux saints et maintenir leur ouverture au profit des fidèles».
Ceci d’autant qu’en cette période de crise, «il s’agit de faire de la mosquée un exemple d’organisation et de discipline pour tous les citoyens dans cette lutte contre la propagation de cette maladie», soutient-on. <