Un an et demi après avoir défilé avec la Copa America 2021, la sélection d’Argentine a présenté un nouveau trophée à son peuple. Cette fois, il est plus prestigieux car il s’agit de la Coupe du Monde. Après l’atterrissage de l’avion, c’est naturellement Messi qui est sorti le premier en compagnie d’un autre Lionel, à savoir le sélectionneur Scaloni, de l’avion. On y était, le trophée tant convoité était de retour à la maison.

Par Mohamed Touileb
Le triomphe de l’«Albiceleste» vient peser la situation sociale compliquée au pays. Le sacre, le troisième du genre à ce niveau après ceux de 1978 et 1986, décroché au Qatar a son importance et son impact. Le foot, c’est un exutoire.
Les Argentins ont une passion spécifique pour ce sport depuis le passage du regretté et légendaire Diego Maradona qui était le dernier joueur à avoir gagné la distinction majeure avec le «Tango».

Messi avait hâte et a été servi
Après 36 ans de longues attentes et des désillusions lors de huit éditions dont celle de 2014 avec la finale perdue contre l’Allemagne, Lionel Messi, digne héritier de Diego, a réussi l’exploit de trôner avec Di Maria et les autres. «Je ne prends pas ma retraite internationale. Je veux continuer de jouer pour l’Argentine pour faire honneur au titre de champion du monde. C’est le titre qu’il me manquait et le voilà. C’est fou.
Il s’est fait attendre. J’ai hâte d’aller le fêter au pays pour voir la folie là-bas», avait déclaré la «Pulga» juste après la finale gagnée face à la France (3-3/ 4 t.a.b 2) dimanche dernier. Le septuple Ballon d’Or ajoutera : «nous avons beaucoup souffert. Que demander de mieux aujourd’hui ? Le foot, c’est vraiment un sport de dingues.
Gagner le Mondial, c’est le rêve de tous les gamins. C’est pour le peuple argentin». La coupe en or massif, Beaucoup d’Argentins ont pu la voir physiquement hier au terme d’une «noche loca» (folle nuit). A Buenos Aires, les gens ont attendu jusqu’à 4 heures du mat pour voir le bus à l’impérial sur lequel étaient perchés le commando qui était parti chercher la «reine dorée» en terre qataries.

Euphorie maximale
Cette fois, l’euphorie et la frénésie étaient décuplées par rapport au défilé de la Copa America sachant qu’il intervenait dans un contexte où les différents pays sortaient de vagues virulentes de COVID-19. Dans les artères de la capitale du pays scandaient le nom de Lionel Messi que beaucoup considèrent désormais comme l’égal de Maradona. Du moins sur le plan footballistique. Le bus qui transportait les nouveaux rois du monde a arpenté les rues au «petits trots».
Depuis le coup de sifflet final, Buenos Aires n’a pas dormi. Les Argentins ont décidé de fêter cette conquête jusqu’à l’ivresse. <