Un avis d’appel d’offres national, ouvert pour l’étude de d’inscription du massif forestier de l’Akfadou en aire protégée, a été lancé jeudi par la conservation des forêts de la wilaya de Tizi-Ouzou, a-t-on appris auprès de cette institution. L’étude portera sur un massif s’étendant sur une superficie de 5 000 Ha, regroupant les communes de Bouzguene et d’Idjeur, à l’extrême Est de la wilaya de Tizi-Ouzou, à la limite territoriale avec la wilaya de Bejaia, a indiqué à l’APS le conservateur des forêts, Youcef Ould Mohamed. L’avis d’appel d’offres est adressé aux bureaux d’études, instituts ou centres de recherche activant dans le domaine de la biodiversité et de l’écologie, conformément à l’article 24 de la loi 11-02 du 17 février 2011 relative aux aires protégées dans le cadre du développement durable, selon la même source. Une démarche similaire devrait être engagée par la conservation de forêts de Bejaia, a indiqué M. Ould Mohamed qui a précisé que l’étude déterminera la nature de l’aire protégée (parc régional de l’Akfadou ou autre). Cette démarche a pour but de protéger cette forêt d’une superficie totale de 10 000 Ha de chêne (vert et Afares, notamment) et qui s’étend sur les wilayas de Tizi-Ouzou et Bejaia, réputée pour sa biodiversité riche, comptant notamment un lac «Agoulmim Averkane» (le lac noir), et une zone de réintroduction du cerf de barbarie, en plus d’avoir abrité le Poste de commandement du colonel Amirouche (wilaya III historique) durant la guerre de libération nationale. L’équilibre écologique de ce massif forestier est aujourd’hui menacé de dégradation par une forte pression anthropique. Des cortèges de véhicules arrivant des plusieurs wilayas traversent quasi chaque week-end la forêt en direction le lac noir, transportant une foule nombreuse de visiteurs, qui y passent la journée et laissent en quittant les lieux leurs déchets sur place, a constaté l’APS lors d’une précédente visite du site. n