Le problème ne semble pas résolu. Du moins, pas de manière définitive si l’on croit l’avis d’un infectiologue japonais. Kentaro Iwata «ne pense pas qu’il soit probable que les Jeux olympiques aient lieu l’an prochain» en raison du Coronavirus. Et il explique pourquoi.


Repousser l’échéance d’une année offre du répit mais pas la certitude qu’elle se déroule dans les normes et comme le veut la tradition. Surtout que la pandémie ne semble pas avoir livré tous ses secrets avec un virus qui a toujours des zones d’ombre. Ainsi, personne ne sait comment les choses vont évoluer dans les semaines et mois à venir.
En tout cas, selon un avis spécialiste, les prochaines Olympiades, qui devaient se dérouler à partir du 24 juillet prochain avant d’être reprogrammé pour juillet 2021, restent toujours menacées par l’onde de choc du COVID-19. «Honnêtement, je ne pense pas qu’il soit probable que les Jeux olympiques aient lieu l’an prochain», a Jugé, lors d’une d’une visioconférence, Kentaro Iwata, professeur au département des maladies infectieuses de l’université de Kobe.
Constat pessimiste
Par ailleurs, Iwata pense estimer que «les Jeux olympiques nécessitent deux conditions : contrôler le Covid-19 au Japon et le contrôler partout ailleurs, car il faut inviter des athlètes et des spectateurs du monde entier» en ajoutant que «Le Japon pourrait être en mesure de contrôler la maladie d’ici l’été prochain, et je l’espère, mais je ne pense pas que cela pourra se faire partout sur la planète et je suis donc très pessimiste sur une organisation des Jeux olympiques pendant l’été 2021.» Pas tout à fait faux puisque les nations ne connaissent pas le même indice pandémique ni la même gestion de la crise.
Quelle solution pour que le rendez-vous sportif majeur puisse se dérouler ? Pour l’infectiologue il faudra peut-être penser à faire des JO «sans spectateurs ou avec une participation très limitée». Rien que ça. A partir de là, beaucoup de paramètres sont à considérer pour essayer de savoir quelle approche il faudra avoir dans les mois à venir. Surtout que les organisateurs nippons tiennent absolument à «respecter les nouvelles dates» en indiquant qu’«il n’y a pas de plan B» comme avait souligné, il y a une semaine, le porte-parole du comité d’organisation des JO de Tokyo, Masa Takaya.
Pour l’instant, il n’y a pas de réelles certitudes pour ce qui est de l’évolution de la pandémie et les chances de sa jugulation prochainement. Cependant, un événement qui regroupe des athlètes venant des quatre coins du monde ne peut pas prendre de risque majeur susceptible de se transformer en une nouvelle bombe sanitaire. Les enjeux seront là pour les organisateurs qui devront prendre une décision loin d’être facile mais qui pourrait compliquer un peu plus la donne santé. Tout cela dépendra de la situation sanitaire d’ici là qui peut évoluer dans le bon comme le mauvais sens. Wait & see. n