Face à la forte augmentation des cas de contaminations à la Covid-19, les pharmacies font actuellement le plein de clients pour l’acquisition du traitement prescrit contre le virus. Sauf que si certains d’entre eux sont munis d’une ordonnance délivrée par le médecin traitant, une bonne partie se dirige vers les officines en faisant usage de l’automédication ou dans le but de stocker ces médicaments pour soigner une maladie qui peut frapper à tout moment.
Ce rush sur les officines n’a pas tardé à provoquer une forte tension et même un manque de certains médicaments constituant le traitement du coronavirus. Même constat pour les produits et dispositifs utilisés dans le diagnostic ou la protection contre la maladie, à l’exemple des tests PCR et les masques de protection.
Cette situation n’a pas tardé à donner lieu à une pénurie en la matière qui a été, certes provoquée globalement par la forte demande, mais qui témoigne aussi d’une mauvaise gestion des commandes et des stocks chez les grossistes du médicament. Ceci a poussé le ministère de l’Industrie pharmaceutique à réagir pour tenter de mettre de l’ordre dans la maison, et ce, «dans le cadre d’un suivi rigoureux» des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux concernés. En ce sens, la tutelle a adressé une note, dimanche, aux responsables d’établissements pharmaceutiques de distribution en gros les informant de l’obligation de déclarer «hebdomadairement» les états de stocks des utilisés dans la prise en charge de la Covid-19.
Cette déclaration doit être adressée «chaque jeudi avant 12H» par les directeurs techniques de ces établissements, selon un canevas téléchargeable sur le site web du ministère, lit-on encore sur la même note.
Les classes de produits pharmaceutiques concernés par cette déclaration sont les héparines de bas poids moléculaires, les antibiotiques, les antalgiques (antipyrétiques) et les corticoïdes, selon la note publiée sur la page Facebook officielle du ministère.