Le Président Abdelmadjid Tebboune a nommé Karim Younès au poste de médiateur de la République. C’est un poste qui existait dans les années 90, avant que les pouvoirs publics décident de le supprimer. D’aucuns s’interrogent sur le rôle de médiateur. Ainsi, il y a lieu de souligner que le médiateur de la République « est une autorité indépendante, placée auprès du Président de la République et chargée de veiller à la bonne adéquation entre le fonctionnement des institutions de l’Etat et les droits des citoyens », souligne une source à la présidence de la République. Il sera destinataire, dans le cadre fixé par les dispositions légales et réglementaires, de « toute réclamation relative au fonctionnement des instances administratives de l’Etat, des collectivités locales et tout organisme investi des missions de service public », ajoute notre source. « L’instance de médiation de la République a pour objectif d’accompagner et de faciliter toute mesure liée aux droits sociaux des Algériens. Elle peut agir ainsi, sur saisine de citoyens à titre individuel ou collectif ou par la voie d’auto-saisine en cas de constatation par l’un de ces représentants d’infraction sociale », détaille notre source. « Le Médiateur de la République aura des délégués au niveau de l’ensemble des wilayas du pays », précise-t-on, ajoutant que ces représentations locales sont conçues « afin d’être au plus proche des préoccupations citoyennes. Ces délégués travailleront en étroite collaboration avec les représentants élus du peuple, afin de recenser les besoins des administrés et de veiller à l’équité relative à la répartition des projets, moyens financiers et équipements ». « Le nouveau mécanisme de régulation et d’organisation de l’Etat, renforcé par l’instance de médiation sociale mise en place par le Président de la République, permettra de consolider la relation Etat-citoyen à travers un plus grand respect des administrés, par les institutions de l’Etat et des collectivités locales et l’amélioration du service public, ouvrant ainsi la voie à l’édification d’une Algérie nouvelle, assise sur une plus grande transparence et respect des droits humains », explique notre source, indiquant que « cette mesure prise par le Chef de l’Etat témoigne du souci qui l’anime pour améliorer les conditions de vie de l’Algérien et contribuer à rétablir un climat de confiance entre l’Etat et la société ».