Le « prix Ali-Boudoukha », lancé en 2014 par le journal en ligne Maghreb Emergent, récompensant les meilleurs articles d’investigation, reviendra cette année – après deux ans d’absence -, ont fait savoir ses organisateurs.

Il va récompenser les meilleures enquêtes journalistiques de l’année 2016 dans les journaux papiers ou électroniques. Les articles parus durant le mois de janvier 2017 seront également pris en compte par le jury. En 2014, lors de la première édition, les trois lauréats s’étaient partagé les 300 000 dinars destinés à récompenser le meilleur article. Le jury, présidé par Lotfi Madani, comme pour cette seconde édition, avait jugé qu’aucun article ne se détachait pour obéir tout à fait au cahier des charges de l’investigation de presse. D’où le partage sur trois lauréats. Le 27 avril 2014, le jury avait primé trois travaux portant l’un sur les migrants algériens à Malte (Hacène Ouali), le second sur le trafic de sable (Meziane Abane) et le troisième sur le chômage (Mohamed Koursi). «Les affaires ont été nombreuses et leur traitement dans la presse algérienne s’est quelque peu rapproché des règles de l’article d’investigation », estiment les responsables du journal Maghreb émergent , en citant entre autre le scandale des « Panama Papers », ou l’affaire Saipem ayant impliqué des personnalités politiques algériennes. Un type de journalisme que les organisateurs du Prix Ali-Boudoukha souhaitent ainsi encourager, déclarant notamment dans le communiqué de présentation de la distinction que « plus que jamais, l’investigation de presse a besoin de soutien et de protection. A l’intérieur des rédactions, mais aussi par les lecteurs et les citoyens ».