En détention provisoire depuis le 26 octobre, le journaliste et responsable du site électronique Dzaïr Presse, Adlene Mellah, a été remis en liberté provisoire jeudi dernier par le Tribunal correctionnel de Sidi Mhamed.

Il avait été incarcéré dans la prison d’El Harrach suite à la plainte déposée par Ennahar Tv pour «menace et chantage, divulgation d’informations attentatoires pour l’obtention de fonds, atteinte à la vie privée et transmission de communications téléphoniques et de discussions privées et confidentielles, ainsi que des enregistrements et des photos pris en lieux privés, gardés et mis à la portée du public, sans autorisation ni consentement du concerné». Dans une autre version, la plainte a été déposée par le groupe Ennahar suite à une altercation entre le journaliste et un technicien de la chaîne de télévision privée. Tout comme l’affaire des journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab, c’est un collectif d’une vingtaine d’avocats qui a assuré la défense d’Adlene Mellah. Mettant en avant l’article 50 de la Constitution qui stipule que «le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté», le collectif de défense, composé, entre autres, de Maîtres Benissad Noureddine, Ben Yekhlef Cherif, Brahmi Hassen, Fatima-Zohra Benbraham, a évoqué la détérioration de l’état de santé de leur client qui souffre d’asthme et de pathologie cardiaque nécessitant son hospitalisation, outre l’absence de témoins dans le dossier. Libéré, Adlene Mellah comparaîtra de nouveau au tribunal le 7 février prochain. Selon la défense, le journaliste présente toutes les garanties de comparution devant le tribunal le jour du procès. Dans une déclaration à la presse, le collectif de défense a estimé que la libération provisoire de leur mandataire constituait «une victoire pour la justice algérienne et la liberté d’expression».