La durée de la formation universitaire du médecin vétérinaire, actuellement de 5 ans, sera allongée à six ans. C’est ce qu’a annoncé, Djamel Boukezzata, Directeur général de la formation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors de son passage à la Chaîne III de la Radio nationale.
Il a, en effet, indiqué que la formation de la spécialité vétérinaire a été revue après concertation avec le ministère de l’Agriculture. «Dans une démarche participative avec le ministère de l’Agriculture, nous nous sommes mis d’accord pour étendre la formation de vétérinaire à six ans au lieu de cinq ans», a-t-il expliqué. Une mesure applicable aussi bien pour l’Ecole nationale vétérinaire que pour les instituts domiciliés dans les universités», a-t-il précisé.
Cet amendement a pour objectif d’adapter la formation aux besoins de cette profession sensible pour la santé animale et humaine, une durée de 5 ans est jugée «insuffisante» pour la formation d’un médecin vétérinaire. Le même responsable a également annoncé que «le réseau des écoles supérieures va être consolidé par l’ouverture de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie saharienne, à Adrar et El Oued.»
Dans un autre contexte, Djamel Boukezzata a indiqué que «deux formations d’ingénieur, l’une en informatique et l’autre en sciences et technologies», seront également proposées aux nouveaux bacheliers dès la prochaine année universitaire. M. Boukezzata a également évoqué «l’intégration d’une formation LMD au niveau de la faculté de Pharmacie, qui concerne l’industrie pharmaceutique et l’auxiliaire en pharmacie», selon la même source. Le même responsable a précisé que 4 nouveaux parcours universitaires seront proposés exclusivement aux détenteurs du bac technique mathématique pour l’année universitaire 2022/2023. «Il s’agit de nouvelles formations de génie civil, génie mécanique, génie électrique et génie des procédés», a-t-il dit. Ces formations seront domiciliées dans trois établissements universitaires, à savoir Blida 1, Sétif 1 et l’université des Sciences et Technologies d’Oran (USTO).»
Pour rappel, en avril dernier, le ministre de tutelle Abdelbaki Benzinae avait mis l’accent sur la nécessité d’adopter une stratégie pour redonner à la filière mathématique la place qui lui sied dans l’Université algérienne, de renforcer l’édifice universitaire conçu pour accueillir les étudiants en mathématiques et abriter des formations modernes en lien avec cette filière à travers la création d’une école supérieure de l’intelligence artificielle et d’une école supérieure de mathématiques à partir de la prochaine année universitaire. De son côté, le Directeur de la formation au ministère de tutelle avait indiqué qu’à partir de la prochaine rentrée universitaire, «les formations d’ingénieurs seront ciblées» pour la satisfaction du marché du travail et le maintien d’une dynamique d’échange entre l’université et le secteur socioéconomique. Il affirmé que le choix était «porté sur plusieurs spécialités, de mécatronique, génie biomédical, télécoms, et sécurité informatique».