Le président de l’Académie algérienne de développement des sciences médico-légales (AADSML), Pr Rachid Belhadj, a mis l’accent sur la nécessité de lancer une formation technique dans la gestion des salles d’autopsie dans la spécialité de médecine légale.
Le même spécialiste qui occupe également le poste de directeur des activités médicales et paramédicales au Centre hospitalo-universitaire (CHU) «Mustapha Pacha» a affirmé dans une déclaration à l’APS, qu’après la crise de la propagation du Coronavirus et au regard du nombre des cas qui requerraient l’intervention de la médecine légale en vue de procéder à une autopsie, « il est devenu nécessaire de lancer une formation technique pour la gestion des salles d’autopsie, aux côtés du médecin légiste».
Pr Belhadj a indiqué lors du 2e congrès national sur les aspects médico-légaux, déontologiques et éthiques de la profession durant la propagation du virus du Covid-19, que la création d’une formation technique dans la gestion des salles d’autopsie aidera les responsables de la médecine légale à améliorer l’accomplissement de leurs missions.
Pr Belhadj a relevé, d’autre part, que cette rencontre a réuni toutes les spécialités qui collaborent dans le domaine de la médecine légale, dont des juristes et des intervenants des secteurs de la sureté et de la gendarmerie nationales, en vue d’échanger les expériences et expertises autour de tous les problèmes qu’ils ont rencontrés lors de la gestion de la crise du Covid-19 en dehors des aspects techniques et scientifiques.
Les participants ont présenté, à l’occasion, plusieurs dysfonctionnements qu’ils ont rencontrés, notamment ceux inhérents aux aspects déontologiques sur la pratique de l’autopsie. Cette mission qualifiée par le même intervenant de «très difficile» au regard du risque de contamination.
Pour Pr. Belhadj, « en dépit des insuffisances relevées en la matière, les différents spécialités médicales ont acquis une nouvelle expérience dans la gestion de la situation épidémiologique».
Pr. Belhadj a indiqué, par ailleurs, que le congrès sera couronné par des recommandations en adéquation avec le système de santé et les soins gratuits, avec mise au point de nouveaux protocole de soin qui peuvent contribuer à faire face à d’éventuelles crises sanitaire à l’avenir. (APS)