Une procédure de déchéance de droit de concession de foncier industriel a été engagée, depuis le mois de novembre dernier, dans la wilaya de Médéa, à l’encontre de plusieurs bénéficiaires qui n’ont pas entamé leurs projets, après l’expiration de la durée légale de trois années, a déclaré, mardi, le wali, Mohamed Bouchema.

La procédure d’annulation des actes de concession délivrés à des projets d’investisseurs, agréés, en 2011, bien avant cette date, qui n’ont pas encore vu le jour, après de longues années, est motivée par le souci des autorités d’assainir ce dossier et d’impulser une nouvelle dynamique à l’investissement productif dans la région, sur une base solide, a-t-il souligné, lors d’une rencontre avec des investisseurs nationaux. Selon le chef de l’exécutif, l’opération d’assainissement lancée dans le sillage de cette optique a concerné, à ce jour, une trentaine de dossiers, dont la majorité des bénéficiaires d’actes de concession ne s’est jamais manifesté sur le terrain ou entrepris la moindre action, malgré toutes les largesses de l’administration, a-t-il déploré. Il a souligné, dans ce contexte, qu’aucun nouveau dossier ne sera traité, avant l’achèvement total de l’opération d’assainissement du foncier industriel qui a déjà fait l’objet d’affectation, précisant, toutefois, que cette mesure ne vise aucunement à faire obstacle aux hommes d’affaires nationaux, mais tend à protéger le foncier industriel local et à dissuader les faux investisseurs . Déplorant le niveau assez faible de l’investissement productif réel au niveau de la wilaya, le wali a estimé que ce secteur n’a pas réussi à atteindre le niveau escompté, malgré le nombre élevé de dossiers agréés, au cours des dix dernières années, et les facilités accordées par les pouvoirs publics aux investisseurs. Le chiffre important de dossiers agréés, tant par le Calpiref, le comité de promotion de l’investissement ou la commission de wilaya, durant la dernière décade, estimé à 594 projets, contraste avec l’amère réalité sur le terrain, notamment en terme de projets concrétisés ou mis en exploitation. Sur ce nombre, à peine huit projets ont réellement vu le jour et une trentaine d’autres sont en voie de réalisation, a révélé le chef de l’exécutif, au cours de cette rencontre, destinée à examiner les contraintes et les obstacles rencontrés par certains investisseurs, en vue de les solutionner. Outre le suivi rigoureux de ce dossier et l’application stricte de la législation, le wali a donné instructions aux différents responsables des administrations concernées par ce dossier pour la prise en charge des problèmes soulevés par certains bénéficiaires d’assiettes foncières, notamment en matière de viabilisation des sites d’affectation, de raccordement en énergie électrique, ainsi que l’accélération des procédures de bornages des lots et de délivrance des permis de construction. Le chef de l’exécutif a assuré que toutes les dispositions seront prises, dans la mesure des moyens financiers disponibles, pour offrir aux investisseurs les meilleures conditions possibles, tout en les invitant à s’impliquer financièrement dans certaines actions à entreprendre sur place, au prorata de superficies allouées à chacun, de manière à alléger la facture d’aménagement du parc industriel local.