La crise économique perdure au MC Oran. Après les contentieux financiers avec les anciens employés (entraîneurs et joueurs), voilà un autre problème qui risque de rendre la vie dure au sein des « Hamraoua ». En effet, les membres du staff technique de l’actuel 8e de la Ligue 1 n’ont pas perçu leurs salaires depuis 8 mois. Une éternité.

C’est l’entraîneur en chef, Bachir Mecheri, qui l’a révélé. Lui et les autres personnes, à savoir Sebbah Benyagoub et Abdesslam Benabdellah, qui l’aident dans sa mission pendant les entraînements et les rencontres n’ont pas touché le moindre centime depuis septembre dernier. La patience semble atteindre ses limites pour ces trois anciens joueurs du Mouloudia oranais qui se sont, jusque-là, montrés compréhensifs. Surtout qu’ils savent que la nouvelle direction, emmenée par Tahar Chérif El-Ouazzani, est confrontée à une crise financière aiguë qui a vidé la trésorerie du club. Le gel du championnat, qui est à l’arrêt depuis la mi-mars en raison du coronavirus, n’a fait qu’accentuer, encore plus, les difficultés économiques. L’entraîneur en chef craint ainsi que cette conjoncture délicate vienne plomber la reprise, si suite de la saison il y aura. Le départ massif des joueurs reste une menace réelle. « La situation des joueurs ne diffère pas trop à la nôtre en tant entraîneurs, puisqu’ils n’ont pas été payés à leur tour depuis sept mois. S’ils venaient de saisir la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL), l’effectif risque tout simplement la saignée », a-t-il averti. Le coach du team d’El-Bahia, n’a, par conséquent, pas manqué de saluer le sens de responsabilité de ses protégés. Selon lui, ils « se montrent jusque-là très compréhensifs vis-à-vis des difficultés financières auxquelles fait face à la direction du club.»
Epuration de dettes
Ces grosses dettes viendront se greffer à celle que réclame l’ex-driver Jean-Michel Cavalli qui a obtenu gain de cause après sa plainte déposée auprès de la FIFA. Par conséquent, Si Tahar Cherif El Ouezzani, devenu Directeur général de la SSPA/MCO depuis l’été dernier, se retrouve dans l’obligation d’apurer les dettes de l’ancienne équipe dirigeante que présidait Ahmed Belhadj dit « Baba ». Rien que l’ardoise de Cavalli vaut 7 millions de dinars (700 millions de centimes).
C’est pour dire que ces arriérés non-payés ne sont pas faites pour faire avancer les choses dans le bon sens. Loin de l’aspect économiques, Mechri a aussi évoqué l’éventuelle reprise des compétitions dans les semaines à venir. Pour lui, ce scénario n’est pas vraiment envisageable. Il explique le manque de moyens « ne faciliterait pas le respect des mesures préventives censées être appliquées si la compétition venait d’être reprise comme c’est le cas récemment pour le championnat allemand ». Le pessimisme est à son paroxysme chez la formation phare de l’Ouest du pays.