Le club professionnel du MC Oran devra élire un nouveau président avant février prochain, selon les directives données par la direction de contrôle de gestion et des finances (DCGF), qui a été l’hôte en milieu de semaine de la Société sportive par actions (SSPA) du club de Ligue 1 de football, a-t-on appris jeudi de ce dernier.
La formation phare de la capitale de l’Ouest du pays est sans président depuis l’été passé, soit depuis la démission d’Ahmed Belhadj, dit «Baba», qui a occupé le poste pendant cinq saisons, rappelle-t-on.
L’homme a rendu le tablier, cédant à la pression des supporters et des autorités locales, vu que son bilan tout au long de la durée de son règne «n’a pas été fameux», selon ses opposants.
Outre sa gestion très critiquée par les milieux du club, le courant entre «Baba» et les membres du Conseil d’administration n’est jamais bien passé. La preuve : il n’a pu tenir aucune assemblée générale des actionnaires depuis près de trois années. Cet état de fait a empêché l’ex-président de la SSPA/MCO de faire adopter ses bilans moraux et financiers tout au long des derniers exercices, ce qui constitue un autre «grief» retenu contre le club par la DCGF, a-t-on indiqué de même source.
En l’absence d’un président de la SSPA, dont la désignation est devenue une délicate mission, font remarquer les observateurs, c’est l’ancien joueur et entraîneur de l’équipe, Si Tahar Cherif El Ouazzani, qui a pris depuis juillet dernier la responsabilité de mener l’équipe à bon port après sa désignation, par le Conseil d’administration, au poste de directeur général. Mais en réalité, Cherif El Ouazzani est aussi le premier responsable technique des «Hamraoua», sauf que pour des raisons administratives, il n’a pu disposer d’une licence lui permettant de diriger les siens du banc de touche, une mission qu’il a confiée à son assistant principal, Bachir Mecheri.
Dans une déclaration à l’APS, Cherif El Ouazzani a déploré la situation prévalant actuellement dans le club, une situation qui, selon ses dires, «n’a que trop duré».
«Le salut du club passe désormais par son affiliation à une entreprise publique, à l’instar de certaines formations de l’élite qui ont bénéficié de ce privilège. Je ne cesserai jamais d’ailleurs de le revendiquer», s’insurge le champion d’Afrique avec la sélection algérienne en 1990.
Par ailleurs, et commentant la réaction de certains supporters qui n’ont pas été tendres avec les joueurs lors de la séance de reprise d’entraînement mercredi, 48 heures après la défaite à domicile contre l’ASO Chlef (2-1) dans le cadre de la 14e journée du championnat, le DG du MCO a tenu à s’en excuser, sollicitant davantage de soutien de la part de la galerie oranaise, «surtout que nous travaillons dans des conditions très difficiles et avec très peu de moyens», a-t-il insisté.
Pour Cherif El Ouazzani aussi, «le climat régnant dans le club n’augure rien de bon, surtout que certains n’attendent que des contre-performances de l’équipe pour l’enfoncer et régler par là même des comptes personnels», a-t-il accusé, mais sans pour autant dévoiler l’identité des personnes auxquels il fait allusion.
Malgré tous les problèmes financiers et administratifs du MCO, ce dernier pointe à la troisième place au classement avec 19 points et un match en moins. Le bilan de cette équipe aurait pu être meilleur si elle n’avait pas vendangé pas moins de 11 points à domicile depuis le début de cet exercice, estime-t-on dans les milieux du club. n