Mohamed Mekhazni, qui assurait l’intérim depuis l’éviction de Bernard Casoni, serait -peut-être- amené à coacher le MC Alger pour un autre match. Au minimum. En effet, Nabil Neghiz, désigné au poste d’entraîneur principal par la nouvelle direction, n’a toujours pas obtenu sa licence. Le motif? Le contrat avec Casoni n’ayant pas été résilié de manière définitive (le Français ne voulait pas quitter le poste à l’amiable), le « Doyen » n’a pas le droit de lui désigner un successeur définitif avant le réglement du contentieux.

Qui dirigera le « Doyen » dans trois jours face à la JS Saoura ? Est-ce Mekhazni ou Neghiz ? Le penchant est beaucoup plus pour le premier nommé. Même s’il croyait que la sortie contre le Raja Casablanca en quart de finale « retour » de la Coupe arabe des clubs UAFA, disputée dimanche dernier au Maroc, était sa dernière aux commandes techniques.
Après Aymen Zelfani, engagé par la JS Kabylie sans qu’il dispose d’un diplôme CAF A lui permettant d’entraîner en Ligue 1 algérienne, la direction du « Doyen » est tombée dans un autre panneau. Elle a enrôlé un technicien sans avoir résolu le litige financier avec son prédécesseur. L’ex-entraîneur, Bernard Casoni, a été poussé vers la sortie par Foued Sakhri, ancien manager général de la SSPA/MCA. Ce dernier a tenu, en décembre dernier, à se débarrasser de lui contre l’avis de Achour Betrouni, patron du Conseil d’administration (CA) à l’époque. Cette affaire avait donné lieu à une vive polémique entre les deux hommes ayant nécessite l’intervention de la Sonatrach, actionnaire majoritaire du Mouloudia, qui a décidé de mettre fin aux fonctions de Sakhri alors que Batrouni avait déposé sa démission avant cela.
Betrouni avait averti…
Le boss du CA avait averti son monde quant à l’envie de licencier le « Frenchy ». « Concernant l’entraîneur Bernard Casoni, ce sera une décision collégiale. Sur le plan contractuel, une clause nous oblige à lui verser trois mois de salaires en cas de limogeage, ce sera difficile à supporter pour le club au vu de la situation financière actuelle, donc il faut bien réfléchir », lâchait Batrouni. Une mise en garde que Sakhri n’avait pas considérée. Les répercussions de cette décision sont là. Les responsables des « Vert et Rouge », chapeautés par Abdencer Almas, se retrouvent à payer les pots cassés de l’ancienne équipe dirigeante. Ou, plutôt et disons-le sans prise de position , la démarche unilatéral de Sakhri.
Aussi, on croit savoir que l’ « affaire Casoni » est en cours de traitement au niveau de la Chambre de règlement des litiges (CRL) sans avoir atteint le stade final sur le plan juridique. En plus, Casoni a affirmé avoir saisi la FIFA pour toucher la totalité de l’argent que lui conférait son bail « en béton » comme l’avait qualifié Almas. Avant lui, Batrouni avait prévenu que « si Casoni sollicite la FIFA, il portera préjudice à l’équipe sportivement et financièrement » en révélant que « Casoni n’a pas perçu cinq salaires car on n’a pas pu virer l’argent sur son compte à cause des dettes et pour une question d’impôts. De ce fait, Casoni doit au club cinq salaires plus trois mois, en guise de dédommagement au cas où on mettrait fin à ses fonctions. Une situation qui porte préjudice aux finances du club.» 
Le passé de la gestion téméraire et irresponsable a -manifestement- rattrapé le «Doyen».n