Omar Ghrib, Kamel Kaci-Saïd et Foued Sakhri, passés tous aux commandes de la Direction générale de la SSPA/MC Alger durant l’année 2019, devront s’expliquer sur des anomalies. En effet, à la lecture du bilan financier du Mouloudia de cette période, le Commissaire aux comptes a trouvé des zones d’ombre et n’a pas validé les bilans moral et financier. On parle d’une dilapidation d’une somme colossale de 100 milliards de centimes (1 milliard DA). La Sonatrach, actionnaire principal du team d’Alger, devra trouver où se trouve le pipeline clandestin.

Toufik Hakkar, président directeur général de l’entreprise nationale des hydrocarbures, a décidé de solliciter une réunion d’urgence avec l’actuel DG de la SSPA mouloudéenne, Abdenacer Almas, et le Commissaire aux qui a décelé les irrégularités dans l’ardoise de 100 milliards de centimes. Une somme équivalant à 7 millions d’euros en taux de change officiel. La moitié de cette manne représente la masse salariale des joueurs : 50 milliards de centimes. Rien que ça. Le tout pour que le « Doyen » sorte bredouille et signe une autre saison blanche comme c’est le cas depuis 4 ans et la dernière consécration en Coupe d’Algérie en 2016.
Salaires mirobolants
Pour le championnat, les Vert et Rouge ne l’ont plus remporté depuis 2010. Dix années de disette pour les Algérois qui sont, éventuellement, dans le coup pour brandir le Bouclier de Ligue 1 si jamais la saison ira au bout. Ils pointent actuellement à 3 longueurs du leader et non moins rival : le CR Belouizdad.
Pour revenir au volet financier, le management des Ghrib, Kaci-Saïd et Sakhri est clairement à remettre en question. Notamment pour ce qui est des émoluments des joueurs qui bouffent 50% du budget. Les mensualités sont faramineuses. Anormales. Surtout quand on compare le niveau footballistique et le salaire des pousseurs de ballons. Certains perçoivent jusqu’à 350 millions de centimes/mois. VCela fait 25.000 euros en conversion. Une somme relativement élevée quand ont sait que le rendement laisse vraiment à désirer avec un apport qualité-prix tend vers le nul.

Négatif sur toute la ligne
En outre la balance économique n’a jamais vraiment existée au-delà de l’aspect purement sportif. Des entrées sponsoring estimées à 20 milliards de centimes contre des dépenses multipliées par 5. Le déséquilibre est manifeste. Et on s’étonne comment les clubs algériens sont tous déficitaires. En vérité, ils n’obéissent à aucune politique financière fiable et étudiée. Les Sociétés sportives sont gérées telles des épiceries par des gens qui n’ont aucun sens des affaires et de rentabilité.
Là, on parle d’un différentiel négatif de -80%. Soit un handicap s’élevant à 80 milliards de centimes (5.6 millions d’euros). Une banqueroute dans un pays qui se respecte. Mais le laxisme est là dans une discipline budgétivore où l’inflation dure depuis des années. Sans que personne ne bouge un doigt. Mieux encore, ces pirates de bateaux qui sont aux commandes managériales reviennent incessamment et impunément. Tels des coupables qui nous narguent parce qu’ils sont en liberté malgré une délinquance fiscale qui mériterait condamnation et passage par la case prison. n