PAR MILINA KOUACI
L’autorisation exceptionnelle délivrée par la Direction générale de la Fonction publique au ministère de l’Education nationale concernant l’exploitation de la liste d’attente de l’examen professionnel organisé au titre de l’année 2022, ne serait pas «convenablement» exploitée, accuse le Syndicat national autonome des censeurs des lycées (Snacel) pointant du doigt certaines directions de l’éducation d’entraves.
Par manque d’encadrement administratif, la Direction générale de la Fonction publique a délivré une autorisation exceptionnelle afin d’exploiter la liste d’attente de l’examen professionnel organisé au titre de l’année 2022, et ce, dans l’objectif de fournir le cadre administratif nécessaire au fonctionnement des établissements d’enseignement et de répondre aux besoins de scolarisation 2022/2023. Cependant, le Snacel dénonce l’attitude des directions de l’éducation qui font fi des notes et instructions émanant du ministère de tutelle. «Nous dénonçons les pratiques de certaines directions de l’éducation qui ignorent les notes de service du ministère de l’Education», indique le syndicat dans un communiqué rendu public. «C’est une entrave et un empêchement à l’exploitation idéale de l’autorisation exceptionnelle de la Fonction publique dont a bénéficié le secteur de l’éducation», estime le syndicat. Il impute la responsabilité du «pourrissement» du secteur aux directions de l’éducation, via «leurs tentatives de porter atteinte aux droits des enseignants d’être promus au poste de censeur ou de directeur de lycée», ajoute le Snacel. Cette corporation demande au ministère «d’assumer ses responsabilités et de frapper d’une main de fer ceux qui s’efforcent d’imposer le fait accompli et consacrent une gestion médiocre».
Le syndicat demande, par ailleurs, que l’exploitation des listes d’attente soit élargie à celles du concours organisé au titre de 2021 dans les wilayas où aucun concours n’a été organisé l’année en cours. Le syndicat demande la promotion des censeurs qui répondent aux critères de qualification au grade de directeur des lycées. Il exprime enfin son attachement à ses revendications notamment, celles liées à la révision du statut particulier des travailleurs de l’Education. <