Environnement macroéconomique mondial relativement fragile, visibilité manquante en Chine et incertitudes aux Etats-Unis plombent les cours des matières premières sur les principaux marchés mondiaux, faisant montre d’une grande volatilité.

A commencer par ceux du pétrole qui ont fini la semaine en nette baisse alors que les investisseurs semblent bien plus prudents en 2017 qu’ils ne l’étaient en 2016. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 55,66 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, contre 57,20 dollars une semaine plus tôt. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de février chutait à 52,57 dollars, contre 54,12 dollars, le vendredi précédent. L’autre matière première la plus consommée dans le monde, le sucre, a vu son cours stagner la semaine dernière. Toutefois, les prix du sucre pourraient à nouveau se trouver sous pression à cause des taux d’intérêt, car la Banque centrale du premier producteur mondial, le Brésil, a abaissé son taux directeur de façon inattendue. Un real plus faible augmenterait l’offre du Brésil, de loin la plus grande du monde, ont prévenu les analystes. En revanche, la demande indienne pourrait augmenter. A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mars valait 540,20 dollars, contre 542,90 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 20,80 cents, contre 20,61 cents sept jours auparavant. Le cacao, lui aussi, a reculé après avoir grimpé, malgré des doutes persistants sur la récolte ivoirienne. Ses prix ont reculé la semaine dernière après avoir fortement grimpé vendredi dernier, alors qu’une mutinerie dans le centre de la Côte d’Ivoire avait fait craindre une perturbation des exportations du premier producteur mondial. A Londres, la tonne de cacao pour livraison en mars valait 1 789 livres sterling, contre 1 814 livres sterling le vendredi précédent.
A New York, la tonne pour livraison en mars valait 2 206 dollars, contre 2 255 dollars sept jours plus tôt. Le café est légèrement remonté avec de nouvelles données sur la récolte. Selon l’Organisation internationale du café (ICO), la production mondiale de café pour la saison 2016-2017 devrait être en légère hausse par rapport à la saison précédente, à 151,6 millions de sacs. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mars valait 2 191 dollars vendredi, contre 2 152 dollars le vendredi précédent. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en mars valait 149,35 cents, contre 144,15 cents sept jours auparavant. Les cours du blé ont reculé, le marché n’a finalement que peu profité de l’annonce d’un recul des plantations d’hiver pour la campagne en cours aux Etats-Unis « qui constituent une baisse de 10% par rapport à l’année précédente et un plus bas niveau depuis 108 ans », comme l’ont relevé les analystes, alors que le soja a bondi à Chicago, dopés par des rapports du département américain de l’Agriculture (USDA). Concernant le maïs, des prévisions météorologiques, cette fois au Brésil, semblant favorables aux cultures ont atténué l’effet positif d’une légère révision à la baisse de la production américaine. Le boisseau de blé pour mars, lui aussi le plus actif, valait 4,2600 dollars, contre 4,2325 dollars auparavant (+0,65%). Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus actif, a terminé à 3,5850 dollars, contre 3,5800 dollars en fin de séance précédente (+0,14%).
Le boisseau de soja pour mars, là encore le plus échangé, coûtait 10,4625 dollars, contre 9,9475 dollars précédemment (+5,18%). Considéré comme la valeur refuge par excellence, l’or a grimpé, profitant de l’affaiblissement du dollar, mais également d’une prudence accrue des investisseurs dans un marché incertain. Les pertes de l’or à la fin 2016 ont, en effet, largement été liées aux attentes du marché d’une hausse du taux directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed). La Fed pourrait être poussée à l’action pour contrer la possibilité d’une hausse non contrôlée de l’inflation, si Donald Trump mettait en place son ambitieux plan d’incitation fiscale lors de son accession à la présidence des Etats-Unis le 20 janvier.
Un relèvement des taux de la Fed devrait soutenir le dollar, ce qui nuit en général aux cours de l’or. L’argent a également profité de la faiblesse du dollar. Comme l’or et les autres métaux précieux, le prix du métal gris est fixé en dollars, et quand le dollar baisse, les investisseurs utilisant d’autres devises gagnent en pouvoir d’achat. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé à 1 190,35 dollars vendredi, contre 1 175 dollars le vendredi précédent. L’once d’argent a clôturé à 16,76 dollars, contre 16,45 dollars il y a sept jours. Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont profité de la baisse du dollar pour remonter vers leurs plus hauts niveaux de 2016. Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 5 833 dollars vendredi, contre 5 577,50 dollars le vendredi précédent, l’aluminium valait 1 792,50 dollars la tonne, contre 1 712 dollars, le plomb valait 2 227 dollars la tonne, contre 2 061 dollars, l’étain valait 21 070 dollars la tonne, contre 21 080 dollars, le nickel valait 10 160 dollars la tonne, contre 10 240 dollars et le zinc valait 2 733 dollars la tonne, contre 2 599 dollars.