L’année qui vient de s’écouler a été marquée par une incertitude pour l’économie mondiale, fortement perturbée par la crise économique et la chute des prix du pétrole.

Cette situation a fortement influé sur le prix des matières premières dans les marchés mondiaux. D’ailleurs, les spécialistes s’attendent à la même tendance pour l’année 2017 qui s’annonce tout aussi indécise que l’année précédente. Les cours du pétrole ont affiché sur l’ensemble de l’année 2016 leur meilleure performance depuis 2009, le Brent a gagné 52% et devrait poursuivre sur sa lancée en 2017, une tendance largement appuyée grâce à l’accord de réduction de la production entre membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). En effet, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, valait 57,20 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, contre 56,82 dollars une semaine plus tôt. De leurs côtés, le sucre et le café ont également grimpé en 2016, portés par des récoltes insuffisantes, tandis que le cacao, qui avait dans un premier temps profité d’une situation similaire, a vu ses prix s’effondrer en fin d’année. Mais des analystes soulignent un éventuel retour de la hausse de la demande pour le cacao en 2017. Les cours du sucre se sont envolés pour atteindre 543,10 dollars la tonne de sucre blanc et 21,18 cents la livre de sucre brut, jeudi, à leur plus haut depuis un mois et demi. La tonne de cacao, qui avait attein ses plus bas prix en près de trois ans, en décembre, est passée à 1 848 livres sterling la tonne à Londres et à 2 291 dollars la tonne à New York, vendredi, à leur plus haut depuis deux semaines. Les cours du blé ont connu, pour leur part, une hausse en 2016, soutenus par des considérations météorologiques, alors que les prix du soja ont baissé, les investisseurs entamant prudemment l’année avant une salve de rapports du gouvernement américain.
La force du dollar est a priori une mauvaise nouvelle pour les exportateurs américains qui perdent en compétitivité. Le boisseau de blé pour mars, lui aussi le plus actif, valait 4,2325 dollars, contre 4,0800 dollars auparavant (+3,74%). Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus actif, a fini vendredi à 3,5800 dollars, contre 3,5200 dollars en fin de semaine précédente (+1,70%). L’or a connu une envolée notable durant l’année 2016, et doit avoir le vent en poupe en 2017, la tendance haussière étant préservée tandis que le risque de crise financière couve en Chine, et l’incertitude sur l’impact qu’auront les politiques de Donald Trump sur l’économie des Etats-Unis. L’or est particulièrement recherché par les investisseurs dans des conditions de marché incertaines. Certains analystes s’attendent à ce que les facteurs qui ont soutenu les prix en 2016 continuent de faire de l’effet l’année prochaine, alors que d’autres estiment au contraire que la hausse de l’année qui s’achève était trop marquée. Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 5 577,50 dollars vendredi, contre 5 518 dollars le vendredi précédent, l’aluminium valait 1 712 dollars la tonne, contre 1 700 dollars, le plomb valait 2 061 dollars la tonne, contre 2 007,50 dollars, l’étain valait 21 080 dollars la tonne, contre 20 830 dollars, le nickel valait 10 240 dollars la tonne, contre 10 125 dollars et le zinc valait 2 599 dollars la tonne, contre 2 560 dollars.