Une autre adversité, un autre calibre et un autre test pour l’équipe nationale que celui face à l’Iran (32e au classement FIFA) qui sera -certainement- plus qu’un sparring-partner pour les « Verts » ce soir.

À partir de 18h00, à l’UPC Arena de Graz (Autriche), les Fennecs, à la recherche de certitudes, se mesureront aux Iraniens, qualifiés pour le Mondial 2018 en Russie, qui ont été battus (1/0) par la Tunisie vendredi dernier. De quoi mettre un peu plus de pression sur les épaules de nos Dz et le sélectionneur Rabah Madjer. Même s’il ne s’agit que d’un match amical.
Loin de cette balade, au niveau du score (4/1) seulement, face à la Tanzanie jeudi dernier, l’examen d’aujourd’hui aura un fort coefficient pour le staff technique de l’EN. Tactiquement –notamment- avec un schéma de jeu qui n’a pas été très convaincant lors de la sortie face aux Tanzaniens. Un 3-5-1 avec une production de jeu très brouillonne que le driver de l’Algérie a défendu en arguant que sa mise en place « prendra du temps » puisque « c’est un nouveau schéma tactique, que nous avons essayé pour la toute première fois contre la Tanzanie et sincèrement, je considère qu’il est encore trop tôt pour se prononcer de manière formelle s’il convient bien à notre sélection ou pas.»
Pour ce qui est de la possibilité d’opter pour la même tactique ce soir, le successeur de Lucas Alcaraz n’a pas de véritables certitudes. «Je ne vais pas dire si je reconduirai le même schéma tactique, en 3-4-2-1, ou pas. On verra bien d’ici à mardi prochain», a-t-il déclaré dans un entretien exclusif accordé à l’APS vendredi dernier. Niveau effectif, il devra se passer des services de Nabil Bentaleb, Yacine Brahimi et Ismaël Bennacer qui ont été autorisés à quitter le regroupement du mois de mars au lendemain de la rencontre face au «Taïfa Stars».
Les deux premiers nommés souffrent de pépins musculaires et ne pouvaient pas être opérationnels pour l’opposition du jour tandis que le dernier-cité a été laissé à la disposition de son club Empoli FC (Serie B/Italie) qui a sollicité la Fédération algérienne de football pour le libérer. Dimanche, Bennacer était dans le « onze » azzurri parti s’imposer à Pescara (0/1) pour consolider la place de leader et booster sérieusement ses chance d’accéder à la « Serie A ». Après 31 journées, l’ex pensionnaire d’Arsenal et ses coéquipiers sont leaders (60 points) et pointent, avec un match en moins à jouer, à cinq longueurs de Frosinone second.

Saphir Taïder, un retour inévitable dans le onze
Pour revenir à la sélection, d’aucun ne sait que le forfait de Nabil Bentaleb va chambouler les plans du staff technique. Contre la Tanzanie, le sociétaire de Schalke 04 (Allemagne) a évité le naufrage au milieu de terrain. Surtout que Boukhenchouch, qui devait former une paire avec lui dans la récupération, a failli à sa mission rendant une copie très faible. Il est donc quasi-certain que Madjer ne reconduise pas le joueur de la JS Kabylie dans l’entre-jeu. Dans ce secteur, Saphir Taïder est pressenti pour reprendre sa place avec un autre compère.
Celui qui a rejoint l’Impact Montréal (MLS/Etats-Unis) dernièrement aura rendez-vous avec une 43e sélection. Reste à savoir qui l’épaulera dans cette zone très importante pour la production. Son apport et son expérience seront nécessaires dans ce duel contre le « Team melli » (surnom de la sélection de l’Iran). Un face à face qui « sera difficile car on aura cette fois-ci affaire à une équipe mondialiste. Cependant, on est optimiste à l’idée de reconstruire une sélection nationale forte qui reviendra sur le devant de la scène à l’avenir», avait jugé Kheireddine Zatchi, patron de la FAF, à l’arrivée de la délégation, dont il était le chef, à l’aéroport de Graz.

Slimani, un retour imminent et un statut à défendre
La dernière opposition des «Fennecs» contre une sélection d’Asie était face à la Corée du Sud lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil à Porto Alegre. Drivés par Vahid Halilhodzic à l’époque, le « Club Algérie » s’était imposé 4 buts à 2 grâce à des réalisations de Rafik Halliche, Abdelmoumene Djabou, Yacine Brahimi et… Islam Slimani. Ce dernier, qui n’a pas été aligné contre les Tanzaniens (trop court physiquement), devrait rendosser la tunique d’ « El-Khadra » pour ce rendez-vous autrichien. Il devra faire preuve d’efficacité sous la menace d’un Baghdad Bounedjah qui reste sur un doublé et une prestation convaincante contre les « Etoiles du Kilimandjaro ». Le statut de titulaire n’est plus indiscutable pour l’ancien avant-centre du Sporting Lisbonne qui a été prêté par Leicester City à Newcastle lors du mercato hivernal. Il devra cravacher pour le préserver.
In fine, rappelons que l’Algérie et l’Iran ont déjà été confrontées à l’occasion de la Coupe afro-asiatique des nations en 1991. Le match « aller», joué à Téhéran, a tourné en faveur des locaux (2/1) tandis que l’acte II, qui s’est joué à Alger, s’est soldé par une victoire 1 but à 0 des Dz.