Alors que le match des éliminatoires du Mondial 2022 de la zone Amérique du Sud, Brésil-Argentine, a été arrêté dimanche soir pour des raisons sanitaires, la FIFA va désormais devoir statuer dans les prochaines heures. Faire rejouer le match ou sanctionner l’une des deux sélections ? L’organisation mondiale a plusieurs options sur la table.
L’onde de choc est encore vive après l’interruption du match Brésil-Argentine, pour des raisons sanitaires. Alors que la presse argentine dénonce « un scandale mondial », qu’en sera-t-il de ce match des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 ? Une chose est sûre, ce sera désormais à la FIFA de trancher.

Violation du protocole anti-Covid
Selon l’article 5 du règlement du Mondial 2022, « si une fédération se retire, si un match ne peut pas être joué ou s’il est définitivement suspendu pour cause de force majeure, la FIFA décidera à sa discrétion des mesures à adopter ». Dans ce même article, il est également précisé que « la FIFA peut ordonner sa répétition ».
Alors que quatre de ses joueurs (Giovanni Lo Celso [Tottenham], Emiliano Martinez [Aston Villa], Emiliano Buendia [Aston Villa] et Cristian Romero [Tottenham]) ont été alignés malgré une recommandation de l’agence sanitaire brésilienne de les placer en quarantaine pour violation des protocoles anti-Covid, provoquant l’arrêt du match dès la septième miunute de jeu, l’Argentine peut-elle être inquiétée ? Le très sérieux média argentin TyC Sports estime que l’Albiceleste serait sereine sur ce dossier.

LE BRÉSIL PEUT-IL ÊTRE INQUIÉTÉ ?
L’AFA (la fédération argentine) assure que la Conmebol (la confédération d’Amérique du Sud) lui avait « donné le feu vert » pour faire évoluer ses quatre joueurs après un accord passé avec les autres pays de la zone AmSud. Une version corroborée par la presse brésilienne qui indique que la Conmebol avait un accord avec le ministère de la Santé brésilien pour laisser la rencontre se dérouler. De quoi donc inquiéter la délégation brésilienne ?
Selon le paragraphe 3 de l’article 55 des Statuts de la FIFA, douze mesures disciplinaires sont applicables aux « personnes morales » (telles que la Confédération brésilienne de football) : du match à rejouer jusqu’à l’exclusion de la compétition. Une dernière hypothèse qui devrait être écartée d’un revers de la main par l’organisation mondiale du football. n