Le nombre de conflits individuels en milieu de travail, enregistrés en 2017 dans la wilaya de Mascara, est en hausse en raison de la baisse du recours à la réconciliation et le règlement à l’amiable, a-t-on appris mercredi.

Lors d’une journée d’étude sur «le rôle des bureaux de réconciliation et des assistants judiciaires dans le domaine du règlement des conflits individuels en milieu de travail», organisée par l’Inspection du travail de la wilaya en coordination avec la cour de Mascara, Azzeddine Ouraghi, inspecteur de wilaya du travail, a indiqué que ses services ont enregistré 1 568 conflits dont 1 279 examinés, 148 couronnés par une réconciliation entre salariés et employeurs et 1 131 transmis à la justice pour y statuer.
Le même responsable a expliqué que la baisse du recours à la réconciliation et le règlement à l’amiable avant le passage à l’Inspection du travail, puis à la justice, a été à l’origine de la hausse du nombre de conflits soumis à l’Inspection du travail et à la justice, nonobstant les charges financières et sociales pour les employeurs et les familles des salariés. Cet état de fait est à l’encontre des objectifs tracés par les pouvoirs publics à travers la réforme du Code du travail début 1990, a-t-il souligné.
Pour sa part, le chef du département social au tribunal de Mascara, le magistrat Haddi Hocine, a rappelé, dans ce contexte, les procédures judiciaires portant gestion des conflits entre salariés et employeurs et le rôle de chaque partie dans l’affaire, soit le bureau de réconciliation qui comprend des représentants du personnel et de l’organisme employeur, avant de passer à l’Inspection du travail puis au tribunal des affaires sociales qui se distingue par une composante de représentants du personnel et de l’organisme employeur et présidé par un magistrat.
Un chef de service à l’inspection du travail a abordé les procédures devant être prises pour régler les conflits de travail avant de les transmettre à la justice, ainsi que les mesures incitatives contenues dans la loi portant sur la réconciliation à l’amiable au niveau de l’entreprise, puis au niveau de l’inspection du travail, afin d’éviter le recours à la justice et les conséquences financières et sociales qui en découlent pour les deux parties en conflit.
Un membre du secrétariat de wilaya de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Ahmed Hachemi, a exprimé le souhait du syndicat de résoudre tous les conflits individuels à l’amiable afin d’éviter l’arrêt de travail, la déstabilisation de la paix sociale.