Le roi Mohammed VI a nommé mardi dernier un nouveau patron à la tête de l’armée marocaine, selon l’agence de presse officielle MAP. Il a nommé le général de division Abdelfatah Louarak comme Inspecteur général des Forces armées royales (FAR), selon la même source. Il remplace le général de corps d’armée Bouchaib Arroub, qui occupait ce poste depuis 2014.
L’agence de presse indique que le général Louarak a été choisi notamment pour « l’abnégation et la loyauté dont il a fait montre dans l’exercice des différentes responsabilités » qu’il a déjà exercées. La nomination de cet officier de haut rang comme inspecteur général des armées marocaines intervient dans un contexte où les regards sont braqués sur le Sahara occidental. Un dossier qui a été abordé récemment par le New York Times, rapporte l’APS.
L’article du célèbre quotidien newyorkais, paru lundi dernier, alerte sur la fragilité de la paix et le risque d’effondrement du cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario qui réclame l’indépendance du territoire. « Depuis plus de deux décennies, le Maroc a entravé (la tenue) d’un référendum qui est le principal mandat de la Minurso », constate la journaliste du quotidien Hannah Armstrong qui rappelle que le « rythme du changement s’est accéléré en mars dernier », lorsque le Maroc a expulsé la composante civile de la mission onusienne, en riposte aux propos tenus par l’ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui avait, alors, qualifié la présence marocaine au Sahara occidental d’« occupation ».
Hannah Armstrong est revenue sur les efforts déployés par le Front Polisario pour exhorter l’ONU à intervenir après la violation de l’accord de cessez-le-feu dans la zone tampon de Guerguerat et aussi sur le déploiement des forces sahraouies pour empêcher la réalisation de ce projet.
Les observateurs du dossier du Sahara occidental relève que le sommet de l’Union Africaine prévu à la fin du mois à Addis-Abeba est à suivre avec attention depuis que le Maroc, qui y sera représenté par le roi Mohamed VI en personne, a fait le choix de regagner l’Union panafricaine qu’il a désertée en 1984 pour mieux défendre ses vues, selon une déclaration récente du chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane.