Le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie Marko Ackermann nous parle dans cet entretien des relations économiques entre les deux pays à l’occasion de la tenue de la 6e commission mixte algéro-allemande prévue à partir d’aujourd’hui à Alger.

Ackermann annonce que plusieurs investissements allemands sont prévus en Algérie pour l’année 2017, alors que les échanges économiques entre les deux pays ont atteint 5 milliards d’euros en 2016.

Reporters : Aujourd’hui, en février 2017, à quel niveau est estimée la valeur des échanges économiques et commerciaux entre Alger et Berlin?
Marko Ackermann : Malgré la crise financière actuelle, les échanges entre les deux pays ont maintenu une courbe constante, car selon les statistiques, ils devraient dépasser la barre des 5 milliards d’euros en 2016.

Quelle est la part de l’investissement allemand dans le paysage économique algérien? Dans quelles filières et pour quelles raisons?
Je ne peux pas vous donner le chiffre exact, mais je peux vous dire qu’il y a un grand nombre d’entreprises allemandes déjà implantées en Algérie et dans des secteurs différents, notamment dans le domaine de l’industrie automobile, le domaine pharmaceutique, l’énergie, la chimie… Selon les derniers chiffres annoncés dans ce sens, il y a plus de 200 entreprises allemandes qui activent en Algérie.

Hormis l’investissement Volkswagen y a-t-il d’autres projets en cours ?
Il y a d’autres investissements en cours d’étude et qui devraient se concrétiser cette année 2017. Ils seront annoncés au temps opportun.

Va-t-il y a voir une réévaluation des projets d’investissements allemands annoncés après la mise en place de la Loi de Finances 2017?
Sincèrement, je ne pense pas qu’il va y a voir une réévaluation de ces projets car la LFC 2017 n’aura pas un impact direct sur ces investissements du moins pas pour les premières années.

L’AHK travaille au rapprochement des opérateurs allemands et algériens. Quel bilan peut-on faire aujourd’hui de ce travail?
Ce travail a porté ses fruits dans la mesure où beaucoup de partenariats ont pu être enregistrés. Il reste cependant un grand potentiel vu les diverses demandes et l’AHK poursuivra son travail d’intermédiaire entre les deux pays au plan économique.

Y aura-t-il un représentant de l’AHK à la 6e commission économique mixte algéro-allemande prévue à partir d’aujourd’hui ?
Oui, le directeur général de l’AHK et quelques-uns de ses collaborateurs seront présents au forum organisé dans le cadre de la commission économique mixte du 21 février 2017.