C’est officiel, l’Aid El Adha sera bel et bien célébré cette année le 31 juillet prochain. Mais, du côté des éleveurs d’ovins, on reste dans l’expectative de se voir délivrer les permis de circuler pour transporter leur cheptel qu’il destine à la vente à l’occasion de la fête religieuse. Pour eux, les autorités locales doivent s’atteler au plus vite à remettre, d’une part, les autorisations en question et, d’autre part, faire connaître les points de vente autorisés, étant donné que les marchés à bestiaux sont fermés par mesure de protection sanitaire, car deux semaines seulement nous séparent de la date de la célébration. « Nous attendons avec impatience le feu vert des autorités locales dans la mesure où tout retard nous est défavorable car dans le milieu des éleveurs d’ovins, l’Aïd El Adha constitue une occasion à ne pas rater pour pouvoir disposer d’un capital financier qui puisse nous mettre à l’abri d’imprévus dans notre activité», nous a indiqué le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs d’ovins (FNEO) Boukarabila Mehmed, approché hier mercredi par Reporters. Ce dernier, seul habilité par sa fédération à communiquer avec les médias, ne cache pas qu’«après avoir pris connaissance que l’Aïd EI Adha allait être célébré, nous étions quelque peu soulagés sans plus. Il nous fallait prendre connaissance des mesures pour pouvoir pénétrer les points de ventes autorisés. On espère que cela ne saurait tarder car le temps presse». Or sur ce dernier point, c’est plutôt le silence radio, car à l’heure où nous mettions sous presse aucun communiqué du ministère compétent, indiquant les conditions aux éleveurs et les points de ventes autorisés, n’a été rendu public. Les éleveurs n’ont d’autres choix que de patienter un peu.
De 35 000 à 80 000 DA le mouton !
Pour ce qui est des prix qui seront pratiqués cette année, Boukarabila Mehmed dira tout de go : «Les prix seront élevés par rapport au précédent Aïd El Adha.» Et de justifier cette hausse «par la cherté de l’orge et du son, des compléments alimentaires qu’ont grandement utilisé les éleveurs tout au long des deux premiers trimestres 2020 par le manque de couverture végétale, suite à la sécheresse qui a sévi notamment sur les parcours de pâturage». Et pour se faire une idée sur la surenchère attendue, notre locuteur nous a précisé : «Le seuil sera de 35 000 DA, quant à la moyenne des prix, elle se situera autour de 50 000 et 60 000 DA. Concernant les mérinos de fort gabarit, ils seront proposés à partir de 80 000 DA.»