Les pays membres de l’Opep+ ont choisi, hier, de reconduire leur stratégie d’augmentation prudente de la production. Les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l’accord Opep+, emmenés respectivement par l’Arabie saoudite et la Russie, ont, en effet, «confirmé l’ajustement à la hausse de la production globale mensuelle de 400 000 barils par jour pour le mois de novembre», selon un communiqué publié à l’issue d’un sommet ministériel éclair, tenu par visioconférence.
Ainsi, ils ont décidé de poursuivre l’application, en novembre prochain, de la décision de la 19e session de leur réunion ministérielle, portant sur un relèvement prudent de l’offre
(400 000 barils/jour) à partir d’août 2021. Les marchés, qui espéraient une accélération de la cadence de la production, ont fortement réagi à cette décision. Les deux références du brut, de part et d’autre de l’Atlantique, le WTI américain et le Brent de mer du Nord, ont temporairement gagné plus de 3%. En touchant respectivement 78,38 dollars et 82,00 dollars, ils ont retrouvé des sommets plus vus depuis novembre 2014 et novembre 2018.
En amont du sommet, le Secrétaire général de l’Opep Mohammed Barkindo avait donné un indice en jugeant la stratégie actuelle pertinente pour «répondre à l’augmentation progressive de la demande» sans verser dans une «surcharge de l’offre». Les producteurs assurent, dans leur communiqué, que leur décision prend bien en compte «les fondamentaux actuels du marché pétrolier». Ils se félicitent de «la performance positive des niveaux de conformité globale permettant la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier».
Le ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab, a expliqué que le quota de l’Algérie pour la production du pétrole s’élève en octobre courant à 942 000 barils/jour et passera à 952 000 barils/jour en novembre prochain. Le ministre a fait savoir que le taux de conformité global avait atteint 119 % en août.S. B.