L’annonce d’un vaccin efficace développé par Pfizer (Etats-Unis) et Biontech (Allemagne) prévenir les infections à la Covid-19 et de surcroît dans l’attente d’une homologation continue de provoquer le redressement des cours du pétrole. Les prix étaient, en effet, en hausse hier en début de séance européennes après un véritable bond la veille, portés par les espoirs autour d’un vaccin contre la Covid et une intervention possible de l’Opep+.

Ainsi le baril de Brent ou brut de la mer du Nord pour livraison en janvier gagnait 1,4% par rapport à la clôture du lundi, à 43,00 dollars. De même le baril américain ou le WTI montait pour décembre de 1,22% à 40,78 dollars. C’est aussi la même tendance pour ce qui concerne les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange) la Bourse spécialisée dans l’énergie. De 8,5% depuis le mois de mai dernier, les contrats ont monté en flèche après l’annonce des deux groupes pharmaceutiques que leur vaccin contre la Covid-19 réduisait de 90% le risque de tomber malade du virus en question.
Notons que cette annonce a été beaucoup commentée. Pour Carlo Alberto De Casa, analyste d’Activtrades, après avoir constaté que «la fête continue pour les prix du pétrole», il a avancé que les investisseurs s‘attendent à ce que ce vaccin mette un coup d’arrêt à la pandémie qui a été très préjudiciable pour la demande de l’or noir. Soulignons également que les cours du brut étaient également soutenus par la perspective d’un possible ajustement des coupes de production de brut des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l’accord Opep+. C’est du moins ce qu’a révélé lundi dernier le ministre saoudien de l’Energie, car ces pays étaient d’accord «sur le principe d’ajuster» la marche des coupes conclue en avril et toujours en vigueur. Pour rappel, celle-ci prévoit que le retrait actuel de 7,7 millions de barils par jour (sans compter les éventuels rattrapages des retardataires) serait ramené à 5,8 millions à compter de janvier 2021. «Avec le consensus de tous, nous pourrions naviguer avec cet accord et l’ajuster en fonction de ce que l’avenir nous réserve», a expliqué le prince Abdel Aziz ben Salmane lors d’une conférence virtuelle organisée par les Emirats arabes unis.
Il y a lieu de rappeler enfin que la crise sanitaire a des impacts majeurs sur l’économie mondiale et, en particulier, sur les marchés pétroliers. Et donc il est aisé de déduire que l’arrivée d’un vaccin efficace ne peut, en effet, que porter à la hausse les cours qui étaient à la baisse ces derniers jours. Les prix sont tombés à moins de 38 dollars. Et d’enregistrer depuis lundi une progression de 1,9% corrigeant ainsi le repli important des marchés observé il y a quinze jours en raison, d’une part, de la baisse des stocks américains de pétrole et, d’autre part, par des incertitudes prévalant avant l’élection présidentielle américaine. <