Synthèse de Feriel Nourine
L’évolution du marché pétrolier continue à dépendre grandement de la situation sanitaire en Chine et de la politique décidée face au retour en force de la Covid-19 par les autorités du pays gros consommateur d’énergie et premier importateur mondial d’or noir.
En ce sens, les spéculations sur un éventuel allègement de cette politique sanitaire, auxquelles s’ajoutent des spéculations sur de nouvelles baisses de la production de l’Opep+, ont remis, hier, les cours dans une tendance haussière.
A la mi-journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier montait de 2,73% à 85,46 dollars.
Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois grimpait de 2,45% à 79,13 dollars.
«Le prix du baril a trouvé du soutien sur les marchés, dans un contexte où l’on espère que la Chine va repenser son approche de la lutte contre le Covid-19», notamment après l’annonce de l’accélération de la vaccination des personnes âgées de plus de 80 ans, commente Ricardo Evangelista, d’ActivTrades.
La Chine a en effet décidé mardi d’accélérer la vaccination des personnes âgées contre le Covid-19, deux jours après des manifestations historiques contre les restrictions sanitaires et pour plus de libertés.
Cette annonce «constitue la première indication que Pékin pourrait envisager un assouplissement de ses politiques draconiennes de lutte contre le Covid», poursuit l’analyste, le taux insuffisant de vaccination en Chine, particulièrement chez les plus âgés, étant l’un des arguments mis en avant par le gouvernement pour justifier le «zéro Covid».
La perspective, même mince, d’un retour à la normale chez le plus grand importateur de pétrole au monde, a suffi à faire bondir les prix du pétrole. En parallèle, les spéculations autour d’une nouvelle réduction des objectifs de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) lors de sa réunion de dimanche s’intensifient.
La presse financière a évoqué lundi soir «des réductions allant de 0,5 à 2 millions de barils par jour lors de sa prochaine réunion», selon le cabinet Oilytics.
La question de savoir comment l’OPEP+ réagira dimanche à la chute prononcée des prix depuis la semaine dernière, et plus largement depuis juin, est au cœur des préoccupations des investisseurs. <