Les prix du pétrole peinaient  aujourd’hui  à se relever réellement à repartir vers une hausse réelle et durable, affichant quelques petits cents de plus durant la matinée par rapport à la clôture de vendredi, avant de redescendre au dessous des 60 dollars dans l’après-midi.

Dans cette tendance à la baisse, le baril de Brent de la mer du nord pour livraison février  s’échangeait à 59,84 dollars vers 16 h sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, alors que dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) valait tout juste 50,56 dollars.

Ainsi, les cours du pétrole restent proches de leur plus bas atteint fin novembre, mettant à rude épreuve les pays exportateurs, mais aussi au défi l’organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires dont la décision de baisser leur production, prise il y a quelque jours, n’a pu, pour le moment, porter les fruits escomptés, à savoir une remontée des cours.

L’offre paraît en effet trop abondante pour que les 1,2 barils /jours de réduction décidés dans le cadre de l’accord Opep-non Opep puisse avoir un effet immédiat. Il faudra sans doute attendre encore l’année 2019 pour pouvoir se fixer sur le manque que pourrait réellement créer cette quantité dans l’offre mondiale globale dont l’Opep et ses partenaires détiennent près de 50%, faut-il le rappeler.

En outre, « même si les baisses de production doivent soutenir les prix du pétrole à court terme, la hausse de la production de schiste américain, la possible nouvelle escalade des tensions commerciales sino-américaines et les craintes sur la croissance mondiale constituent un ensemble de vents contraires », a résumé un  analyste chez FXTM.

Mais le cartel risque de manœuvrer aussi dans une année 2019 qui verra la demande mondiale de brut diminuer, selon son dernier rapport mensuel. Ce qui n’est pas pour arranger les affaires des pays exportateurs, d’autant qu’un autre facteur est venu, ces derniers jours, renforcer les inquiétudes sur cette demande, à savoir les indicateurs sur la situation morose de l’économie chinoise qui, si elle devait durer, tirerait inévitablement la demande de pétrole vers le bas.

En effet, toute mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale fait craindre aux investisseurs sur le marché pétrolier une baisse de la demande de brut, néfaste pour le cours notamment compte tenu de l’abondance de l’offre.