Les prix du pétrole étaient en baisse hier en cours d’échanges européens sous l’effet de prises de bénéfice après une série de six séances consécutives de hausse grâce à l’optimisme sur les relations commerciales sino-américaines.
Vers 11h30 GMT (12h30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 66,24 dollars à Londres, en baisse de 0,45% par rapport à la clôture de jeudi.
A New York, le baril américain de WTI pour février, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, lâchait 0,54% à 60,85 dollars.
La veille, le Brent et le WTI avaient respectivement gagné 0,56% et 0,48% Les cours n’avaient plus clôturé à de tels niveaux depuis les attaques contre les infrastructures pétrolières saoudiennes, mi-septembre.
« Des prises de bénéfice assez minimes ont lieu ce matin, ce qui pourrait signifier que la série touche à sa fin », a estimé Craig Erlam, analyste de Oanda.
« Il n’y a pourtant pas de signaux susceptibles d’arrêter ce rebond », a-t-il ajouté, mettant notamment en avant l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine. L’administration Trump compte toujours signer «début janvier» cet accord commercial préliminaire dévoilé vendredi dernier, a indiqué jeudi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, affirmant que la révision juridique du texte ne donnerait pas lieu à renégociation. « Je suis très confiant » sur le fait que le traité sera signé en début d’année, a-t-il déclaré sur la chaîne CNBC. Le même jour toutefois, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est invité dans le débat en appelant les États-Unis à ne pas signer un accord commercial avec la Chine s’il ne prévoit pas la libération des deux Canadiens détenus depuis un an par Pékin.<