Les cours du pétrole reculaient hier mardi après avoir grimpé la veille, rattrapés par la progression de la pandémie de Covid-19 qui menace la demande mondiale en or noir, alors que l’offre est amenée à progressivement augmenter.

Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le baril de Bren de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 43,62 dollars à Londres, en baisse de 1,20% par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre baissait de 1,15% à 40,54 dollars. Lors du premier jour de cotation au mois d’août la veille, les deux indices de référence avaient respectivement gagné 1,4% et 1,8%. Sur l’ensemble du mois de juillet, le Brent a pris un peu plus de 5% et le WTI est monté de 2,5%. «Le pétrole est en baisse mardi en raison de nouvelles inquiétudes concernant la hausse des cas de coronavirus dans le monde, qui pourrait entraîner un durcissement des mesures de confinement et une stagnation de la demande de carburant, au moment même où les principaux producteurs augmentent leur production», a résumé Fiona Cincotta, analyste de City Index. Le rythme de la pandémie continue de s’accélérer, particulièrement aux États-Unis et en Amérique latine. Lundi, plus de 18 millions de personnes dans le monde avaient été contaminées par le virus pour près de 690.000 décès, selon un bilan établi par l’AFP. Certaines villes comme Melbourne, en Australie, ont été contraintes de refermer les portes de leurs commerces. «Dans le même temps, le groupe OPEP+ s’engage ce mois-ci à produire environ 1,5 million de barils supplémentaires par jour», a ajouté Mme Cincotta. Pour surmonter la chute de la demande de brut, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés, via l’accord OPEP+, avaient décidé de réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) aux mois de mai et juin. Un allègement de cette coupe drastique a déjà été opéré au mois de juillet ; depuis le 1er août, les producteurs sont censés lâcher encore un peu plus de lest, à 7,7 mbj dans un premier temps, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022. Le rattrapage demandé aux mauvais élèves du cartel qui ont pompé davantage que leur quota au printemps, s’il est respecté, est cependant de nature à atténuer la hausse de la production en août. (Source Prix du baril)