Les cours du pétrole ont fait marche arrière hier après la publication par l’EIA d’une augmentation très importante des stocks de brut aux États-Unis et malgré l’espoir de jours meilleurs pour la demande avec les vaccins contre le Covid-19.
Vers 16H55 GMT (17H55 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février ne gagnait plus que 0,27% à Londres par rapport à la clôture de mardi, à 48,97 dollars, après être monté en séance à 49,55 dollars.
A New York, le baril américain de WTI pour le mois de janvier gagnait dans le même temps 0,39% à 45,78 dollars, après avoir atteint 46,24 dollars.
«La flambée des stocks de pétrole et d’essence aux États-Unis a tout simplement effacé les gains du marché pétrolier», a expliqué David Madden, analyste de CMC Markets.
Selon un rapport de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) diffusé mercredi, les stocks commerciaux de brut dans le pays ont grimpé de plus de 15 millions de barils la semaine dernière pour s’établir à 503,2 millions de barils (MB) au 4 décembre. Les réserves d’essence ont, elles, progressé de 4,2 MB, des chiffres qui confirment la faible demande en or noir aux États-Unis.
Les États-Unis avaient connu une augmentation similaire de leurs stocks de brut au mois d’avril, mais une telle hausse hebdomadaire est rarissime.
La veille, c’est l’American Petroleum Institute (API), la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier, qui avait publié son estimation et fait état d’une hausse de 1,1 million de barils.
Les analystes interrogés par Bloomberg tablaient plus tôt dans la journée sur une légère baisse, alimentant un certain optimisme sur le marché nourri par les premières campagnes de vaccination, notamment au Royaume-Uni, synonymes à moyen terme de fin des restrictions de déplacements et par voie de conséquence de reprise de la demande de brut.
Le Brent restait cependant proche de la barre symbolique des 50 dollars le baril qu’il a déjà frôlée vendredi, un seuil plus franchi depuis le 6 mars, au début de la pandémie de Covid-19. <