Un début de semaine en baisse pour les cours du pétrole, impactés par la guerre commerciale que continuent de se livrer les Etats-Unis et la Chine et qui rend les perspectives de croissance économique mondiale peu prometteuses.
Hier, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 61,42 dollars à la mi-journée sur l’Inter Continental Exchange, en baisse de 0,76% par rapport à la clôture de vendredi.
A New York, le baril américain de WTI pour livraison en septembre s’échangeait à 55,24 dollars contre 55,66 à la clôture vendredi, soit une baisse de 0,75%.
Ainsi, en dépit d’une offre réduite, le marché reste à l’écoute de ce qui se passe entre Washington et Pékin, dans un scénario qui semble ne pas vouloir connaître de fin, d’autant que le Président américain s’obstine à maintenir les tensions en relançant régulièrement les hostilités avec la Chine. Et c’est ce qu’a fait Donald Trump, jeudi dernier, lorsqu’il a annoncé son intention d’étendre les droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Chine à compter du 1er septembre. En guise riposte, le gouvernement chinois a, selon des informations de presse, demandé à ses entreprises publiques de suspendre l’achat de produits agricoles américains. Une information toutefois réfutée par les autorités chinoises.
Ce regain de tension a même fait chuter le yuan à un niveau pas vu depuis une décennie. «Un ralentissement économique causé par de nouveaux droits de douane punitifs n’épargnera sûrement pas les prix du pétrole», souligne Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, rappelant que les Etats-Unis et la Chine sont les deux plus gros consommateurs de pétrole.
De son côté, Stephen Brennock, analyste chez PVM Reports, estime que quelques éléments auraient pu aider à faire monter le cours de l’or noir, tels que la fermeture du champ de pétrole de Sharara en Libye après le sabotage d’un oléoduc, ou encore une baisse plus forte qu’attendue des stocks américains la semaine dernière. Ce qui ne s’est finalement pas produit en raison de l’impact des tensions commerciales américano-chinoises et aux perspectives pessimistes de la demande mondiale.