Les prix du pétrole étaient soutenus hier mardi par un accès de faiblesse du dollar américain, les investisseurs étant par ailleurs ragaillardis par l’avancée de la vaccination aux Etats-Unis.
Vers 09H35 GMT (11H35 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 67,65 dollars à Londres, en hausse de 0,89% par rapport à la clôture de lundi.
A New York, le baril américain de WTI
pour le mois de mai, dont c’est le dernier jour de cotation, avançait de 0,98%, à 64,00 dollars. En franchissant respectivement les barres de 68 et 64 dollars, le Brent et le WTI retrouvent des prix plus vus depuis le 18 mars.
Les analystes soulignaient hier l’accès de faiblesse du billet vert, à son plus bas depuis début mars face à l’euro et à la livre britannique, comme principal moteur de la hausse des cours du brut.
Un dollar plus faible a en effet tendance à faire monter les prix du pétrole, libellés dans la devise américaine.
«Le succès du programme de vaccination aux États-Unis est un atout majeur pour le plus grand consommateur mondial», a complété Neil Wilson, de Markets.com. La vaccination contre le Covid-19, déjà administrée à la moitié des adultes aux États-Unis, s’est élargie lundi. Cependant, «l’écart entre la situation sanitaire des pays développés et celle de certains pays en développement, comme l’Inde, est flagrante et croissante», a noté Jeffrey Halley, de Oanda, ce qui a pour effet selon lui «de limiter les gains» du Brent et du WTI. Face à une deuxième vague massive qui menace de submerger les hôpitaux, la capitale indienne New Delhi est depuis lundi soir confinée pour une semaine. n