Le « sérieux » dans les coupes de la production pétrolière des pays signataires de l’accord de réduction Opep – non Opep ainsi que les niveaux de stocks américains stimulent fortement les prix du brut.

Le prix du baril à Londres pour livraison en mars valait 57,39 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 50 cents par rapport à la clôture de jeudi, tandis que le « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a pris 50 cents à 53,76 dollars le baril sur le contrat pour livraison en février au New York Mercantile Exchange (Nymex), réagissant à la baisse des réserves de pétrole brut qui ont nettement baissé la semaine dernière aux Etats-Unis, selon les chiffres hebdomadaires du Département américain de l’Energie (DoE) publiés jeudi dernier. Cependant, les marchés pétroliers ont continué de profiter des signes encourageants envoyés par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés pour se conformer à leur promesse de réduire leur production à partir du mois de janvier. Par exemple, l’Arabie saoudite, premier producteur du cartel, avait été un promoteur majeur de l’accord finalisé fin novembre visant à réduire la production de l’Opep pour faire remonter les cours en étant le premier à avoir entrepris les coupes.
Selon des sources de presse, l’Arabie Saoudite a complètement appliqué son engagement, et a réduit sa production de 486 000 barils par jour. Cette nouvelle preuve que le pilier de l’Opep et premier exportateur mondial mène l’effort pour normaliser les niveaux des réserves internationales a soutenu les prix. De son côté, l’Irak – également membre de l’Opep – a annoncé jeudi avoir réduit sa production conformément à cet accord. Le pays a réduit de quelque 200.000 barils par jour sa production de brut, conformément à l’accord conclu par l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en vue de faire remonter les prix, a indiqué jeudi le ministère du Pétrole.
« L’Irak a réduit sa production à environ 4,6 millions de barils » par jour (mbj), a indiqué Assem Jihad, un porte-parole du ministère cité par l’AFP. Jusque-là, la production totale des pays membres du cartel a baissé de 310.000 barils par jour en décembre, selon un décompte de l’agence Bloomberg News.