Le marché pétrolier évoluait hier avec des tendances différentes entre le Brent et le WTI. Pour la référence européenne, les prix étaient à la baisse vers 15H (heure algérienne), alors que ceux de la référence américaine grimpaient encore pour afficher leurs plus haut depuis cinq mois et demi.
Entre-temps, les investisseurs avaient les yeux braqués sur l’ouragan «Laura», qui doit frapper une région capitale pour le raffinage du brut aux Etats-Unis, et l’oreille tendue aux chiffres hebdomadaires des stocks américains que devait publier l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).
Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre achevait la première partie de l’après-midi à hauteur de 45,90 dollars sur le marché londonien, perdant 0,33% par rapport à la clôture de mardi. Dans la matinée, cette référence avait pourtant atteint jusqu’à 46,32 dollars, soit son plus haut depuis mars. A New York, le West Texas Intermediate (WTI) pour le même mois s’affichait à 43,59 dollars, en hausse de 0,55%, soit encore mieux que la veille lorsqu’il avait déjà atteint son plus haut prix depuis plus de cinq mois. «Les investisseurs se préoccupent mercredi de l’évolution de l’ouragan Laura et suivront avec intérêt le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole américains», a résumé Tamas Varga, analyste de PVM. L’ouragan «Laura», qui charriait des vents soufflant à 150 km/h mardi dans le golfe du Mexique, selon le Centre national des ouragans (NHC), devrait se renforcer encore davantage en s’approchant des côtes de la Louisiane et du Texas, qu’il devait toucher hier.
La tempête menaçait les grands centres de raffinage de pétrole de Lake Charles en Louisiane et Beaumont/Port Arthur au Texas, situés près de la côte.
«La production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique a déjà été presque entièrement arrêtée, tout comme de nombreuses raffineries sur la côte. Et près de la moitié de la capacité de raffinage des Etats-Unis se trouve dans cette région», signale Eugen Weinberg, de Commerzbank. Mais «une fois le danger passé, les considérations relatives à la demande reviendront sur le devant de la scène», tempère M. Varga, qui rappelle que le nombre de cas confirmés de coronavirus approche les 24 millions dans le monde.
Les investisseurs ont par ailleurs, mercredi, les yeux tournés vers le rapport hebdomadaire très suivi de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur les stocks de brut dans le pays. Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, les réserves américaines de brut pour la semaine achevée le 21 août étaient attendues en baisse de
2,57 millions de barils.