Par Bouzid Chalabi
Le cours officiel du Brent était, hier mardi à la mi-journée, de 68,53 dollars, soit une hausse de 1,29% par rapport à la session de clôture de vendredi dernier. Les prix du brut ont ainsi poursuivi leur remontée. En moyenne hebdomadaire, le Brent sur le marché à terme de Londres a gagné 0,92 $/b (+1,4 %) pour atteindre 67 $/b en fin de semaine. Le WTI a suivi la même tendance avec une hausse de +1,3 $/b (+2,1%) pour atteindre 63,5 $/b.
Cette tendance haussière laisse les acteurs du marché pétrolier optimistes. Selon les observateurs, elle a été rendue possible par l’effet du redémarrage de l’économie mondiale. Et cela, malgré la flambée des cas de Covid dans plusieurs pays, dont l’Inde, le Brésil et le Japon, et la décision de l’Opep+ d’augmenter sa production de brut. Sur ce dernier point, il importe de savoir que lors de la dernière réunion de l’Opep+, mardi 27 avril, les ministres des pays membres ont convenu de maintenir l’augmentation progressive de leur production de brut décidée au début du mois (+2,1 mb/j au cours des trois prochains mois). En outre dans sa note, l’Opep+ indique que l’économie mondiale reste sur une courbe ascendante, toujours soutenue par des niveaux sans précédent d’aide monétaire et fiscale. «Ce qui devrait accélérer au second semestre de l’année en cours la demande de pétrole de +4,3mb», préconise l’organisation.
Par ailleurs, les économistes interrogés par Bloomberg sur cette tendance haussière des cours du pétrole maintiennent leurs scénarios de prix de Brent pour 2021 à 64 $/b (en moyenne) sur les 4 premiers mois de l’année, le Brent est à 62,3 $/b et à 65 $/b en 2022. Un autre facteur haussier des prix du pétrole est la faiblesse du dollar, qui a encore chuté de 2,5 % en avril par rapport aux principales devises -vendredi dernier le cours de l’euro dollar dépassait les 1,20$. Il convient également de savoir que la reprise du marché pétrolier a eu un impact positif sur les résultats financiers des grandes compagnies pétrolières. Pour preuve. Au premier trimestre, les résultats financiers des 5 majors pétrolières (Exxon, Chevron, BP, Shell et Total) ont augmenté de +21%, sous l’effet d’une hausse des prix du pétrole brut de +21% et d’une augmentation des prix du gaz de +46% aux Etats-Unis, +91% en Europe et +39% en Asie, en glissement annuel. Au total, la production des Majors a baissé de 10 % à 9,3 mb/j.
Soulignons enfin que le géant pétrolier Saudi Aramco a profité, comme ses grands concurrents étrangers, du rebond des cours du pétrole à la faveur de l’embellie économique suscitée par une meilleure situation sur le front de la pandémie. Son bénéfice net a bondi de 30% au premier trimestre de 2021. Concernant les bénéfices des Majors, ils ont dépassé les attentes des analystes, notamment pour BP avec un bénéfice net ajusté en hausse de +232% à 2,6 milliards de dollars.