Par Bouzid Chalabi
Après avoir accusé un léger repli lundi dernier, les prix du pétrole ont regagné du terrain, hier mardi 1er novembre 2022, poussés par les prévisions optimistes de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) quant à la demande en brut sur le long terme.
Ainsi le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier 2023, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 1,80% à 94,48 dollars. Tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois montait de 1,66% à 87,97 dollars.
Une hausse qui intervient au lendemain des prévisions optimistes de l’Opep sur la demande pétrolière.
Selon l’analyste Craig Erlam « la demande continuera de croître dans les années à venir soit jusqu’en 2035, et ce, malgré les vents contraires économiques à court terme qui ont conduit à la réduction controversée de 2 millions de barils par jour de son objectif de production pour novembre ». Richard Hunter, de Interactive Investor, souligne pour sa part que la décision de réduire la production a « joué en faveur » de l’Opep.
Au sujet des perspectives du marché pétrolier Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, estime que « la combinaison de la diminution de l’offre de pétrole russe, des réductions de production de l’Opep+ et de l’arrêt possible de la libération des réserves stratégiques américaines de pétrole » pourraient faire à nouveau grimper les prix du brut « au-dessus de 100 dollars le baril ».
Pour rappel, le rapport annuel de l’Opep, rendu public lundi dernier, soulignait que si la demande mondiale en 2021 était estimée à 96,9 millions de baril par jour (mb/j), elle grimperait à 109,5 mb/j d’ici 2035, horizon à partir duquel elle se stabiliserait à 109,8 mb/j au cours de la décennie suivante.
L’OPEP estime également que la demande des pays de l’OCDE est sur une trajectoire déclinante après 2024, « tombant à 34 mb/j » sur la période couverte qui s’étend jusqu’en 2045 (contre 44,8 mb/j en 2021), soit une baisse de près de 11 mb/j. A l’inverse, « la demande à long terme des pays hors-OCDE devrait progresser de 24 mb/j » sur cette période » en conséquence, la « demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 12,9 mb/j, pour atteindre 109,8 mb/j en 2045 ».