En juillet, l’Opep+ a respecté à hauteur de 96% l’accord de réduction de sa production, a indiqué à la presse le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, hier, en marge de la Conférence nationale sur le Plan de relance économique.
Ce taux témoigne du respect de leur quotas de tous les pays de l’alliance, entre membres de l’Opep et partenaires non membres, a affirmé M. Attar, à la veille de la tenue de la réunion mensuelle du Comité ministériel de suivi conjoint Opep+. Celle-ci se tiendra par visioconférence, faut-il le rappeler, dans une période où l’engagement des pays signataires de l’accord «a permis la hausse des cours du pétrole qui sont actuellement à 45 dollars le baril», a-t-il fait remarquer, estimant qu’en cas où le taux du mois dernier est respecté jusqu’à fin décembre, le prix moyen du baril pour l’année 2020 se situerait aux alentours de 40 dollars. Ce qui permettrait aux recettes pétrolières de l’Algérie de dépasser les 24 milliards de dollars cette année, a ajouté le ministre.
La relance de la consommation énergétique associée à la relance graduelle de l’économie permettront d’augmenter davantage les prix du pétrole, «mais pas au-delà de 50 à 55 dollars le baril», a, cependant, précisé le premier responsable du secteur.
«Le prix pourrait baisser, mais cette option n’est pas envisageable pour l’heure», a-t-il poursuivi, relevant que tous les indicateurs confortent une reprise de l’activité économique qui se poursuivra jusqu’à 2024, où le prix du baril devrait atteindre les 69 dollars».
Hier, les références européenne et américaine évoluaient dans des tendances inverses durant l’après-midi. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre était en hausse vers 17H (heure algérienne, s’affichant à 45,40 dollars sur le marché londonien (+0,09% par rapport à la clôture de la veille, alors que le WTI pour septembre perdait 0,33% pour s’échanger à 42,75 dollars sur le marché de New York.
Les cours du brut évoluaient dans cette tendance, alors que les investisseurs semblaient temporiser, dans l’attente de la réunion des ministres de l’Opep+ et de la publication par l’AIE des chiffres hebdomadaires des stocks américains. «Or, il est peu probable que la réunion du Comité de suivi de l’accord de l’Opep (JMMC) bouleverse l’offre» de brut, a estimé Tamas Varga, analyste de PVM. «Elle mettra très probablement l’accent sur les trois aspects les plus importants de l’accord : la conformité, la conformité et la conformité», a-t-il ironisé.
Deux mauvais élèves de l’accord, le Nigeria et l’Irak, reviennent dans les notes des analystes : ces derniers «devraient réduire leur production de pétrole de 114 000 et 400 000 barils par jour respectivement en août et septembre afin de compenser leur surproduction entre mai et juillet», a indiqué Eugen Weinberg, de Commerzbank.
Dans le cas du rapport hebdomadaire très suivi de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) sur les stocks de brut dans le pays, l’attente est quasiment la même chez les investisseurs. Surtout après le recul au-delà des attentes des analystes affiché successivement durant les trois dernières semaines. n