Les prix du pétrole démarraient la semaine sur les chapeaux de roues, profitant de l’optimisme des investisseurs suscité par la fin de la quarantaine pour les voyageurs étrangers en Chine et l’ouverture des frontières avec Hong Kong.
Vers 10H15 GMT (11H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, prenait 3,31%, à 81,17 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février, gagnait 3,52%, à 76,37 dollars.
Le marché pétrolier ouvre la semaine avec un bond des prix «en raison des nouvelles concernant la Chine qui a rouvert ses frontières pour la première fois depuis l’apparition initiale du virus du Covid-19», notent les analystes d’Energi Danmark.
La Chine a en effet levé dimanche la quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de l’étranger, mettant fin à trois ans d’isolement du pays, ce qui devrait doper la mobilité dans le pays et donc la consommation de pétrole du premier pays importateur de brut au monde.
A Hong Kong, la frontière avec la Chine continentale a été rouverte.
Après trois années de restrictions parmi les plus draconiennes au monde, la Chine a levé le mois dernier la plupart de ses mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19.
«La levée des restrictions locales», «des restrictions frontalières entre la Chine, Hong Kong et Macao» et «la reprise des voyages internationaux sont de puissants vecteurs pour les marchés pétroliers», affirme Stephen Innes, analyste chez SPI.
«Au fur et à mesure du retour à la normale de la mobilité en Chine, les prix du pétrole pourraient progressivement augmenter en profitant de cette dynamique», poursuit M. Innes.
Le pétrole tirait par ailleurs avantage de la faiblesse du dollar. Le Dollar index, qui compare le billet vert à un panier d’autres grandes devises, se rapprochait lundi de son plus bas en six mois.
Le pétrole s’échangeant en dollar, un billet vert fort diminue le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises, et pèse ainsi sur la demande. n