Par Hakim Ould Mohamed
La banque américaine d’investissement, Goldman Sachs, a renouvelé, hier, ses prévisions optimistes quant à une bonne cotation du Brent dans les jours à venir, sur fond de reprise de la demande mondiale de l’or noir. Dans une note publiée, hier, Goldman Sachs a réitéré ses précédentes projections selon lesquelles le Brent atteindra 80 dollars le baril cet été, alors que la demande mondiale semble sortir de la zone rouge dans laquelle elle s’est embourbée depuis maintenant plus d’une année. « L’accélération des campagnes de vaccination entraîne une plus grande mobilité aux États-Unis et en Europe, ce qui fait que la demande mondiale soit en hausse de 1,5 mb/j (million de barils par jour) au cours du dernier mois à 96,5 mb/j», a indiqué la banque américaine d’investissement, dans une note citée par l’agence britannique Reuters. Avant cette note, qui révisait quelque peu les précédentes projections de la banque, ses analystes ont d’abord indiqué plus tôt cette année qu’ils prévoyaient un Brent à 80 dollars le baril en mars dernier, avant qu’ils ne corrigent l’échéance, tablant sur un baril de Brent à 80 dollars d’ici le troisième trimestre de l’année en cours. Arriva, ensuite, en avril dernier, une nouvelle projection de la Banque qui disait s’attendre à un « changement de grande ampleur, auquel l’offre ne peut pas correspondre», à une demande attendue en forte hausse. Hier, dans leur nouvelle note, les analystes de Goldman écrivaient que « les arguments en faveur d’une hausse des prix du pétrole restent donc intacts étant donné la forte augmentation de la demande induite par l’accélération des campagnes de vaccination dans le monde». La banque américaine a balayé d’un revers de la main l’hypothèse selon laquelle l’éventuel accord sur le programme nucléaire iranien conduirait à une baisse des cours du brut. Goldman Sachs estime que même si la levée des sanctions américaines contre l’Iran est unanimement considérée comme un éventuel facteur baissier pour les prix du pétrole, le retour du pétrole iranien sur les marchés mondiaux n’aura pas d’effet significatif sur la dynamique de la demande et, par conséquent, sur les prix. Pour étayer son argumentaire, Goldman Sachs rappelle que plus tôt cette semaine, les États-Unis ont levé certaines sanctions contre des responsables de Téhéran et les prix ont chuté mais cette baisse aura été de courte durée, puisque les cours ont pu aussitôt remonter la pente. Preuve en est que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a fini la semaine dernière dans le vert, 72,59 dollars à Londres, en hausse de 0,10% par rapport à la clôture de jeudi. A New York, le baril de WTI pour le mois de juillet a clôturé la semaine en hausse de 0,74%, à 70,81 dollars. Pendant ce temps, l’OPEP a déclaré qu’elle s’attendait à ce que la demande de pétrole augmente de 6 millions de bpj cette année, tandis que l’Agence internationale de l’énergie prévoit quant à elle une hausse de 5,4 millions de bpj cette année et de 3,1 millions de bpj l’année prochaine, revenant et dépassant les niveaux d’avant la pandémie pour atteindre 100,6 millions de b/j à fin 2022. n