Les marchés pétroliers ont connu une fin de semaine éprouvante marquée par une chute de plus de 4% des cours. Vendredi, ils ont plongé de plus de 4%, entraîné depuis jeudi d’avant par une offre d’or noir bien supérieure à la demande.
Le baril américain de WTI, West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en novembre, a abandonné 4,31% ou 1,67 dollar par rapport à la clôture de jeudi, à 37,05 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour décembre est tombé à 39,27 dollars, en chute de 4,06% ou 1,56 dollar. WTI et Brent ont également enregistré leur deuxième baisse hebdomadaire consécutive, lâchant respectivement 7,95% et 6,32%.
Pour expliquer cette volatilité des prix, on met en avant l’essoufflement de la demande mondiale après le rebond constaté durant l’été dernier. Ce constat rend les investisseurs plus pessimistes quant à la possibilité d’une reprise post-Covid. Ceux-ci restent par ailleurs attentifs au calendrier électoral aux Etats-Unis et aux incertitudes qui le caractérisent d’ici la présidentielle de novembre prochain, notamment après que l’actuel locataire ait été déclaré «positif» à la Covid-19.
L’absence d’un nouveau plan de relance américain n’arrange rien, selon les analystes. «La combinaison d’une demande tiède, de l’augmentation de l’offre mondiale et de l’incertitude politique américaine entraîne un puissant cocktail baissier», a résumé pour l’AFP Stephen Brennock, analyste de PVM. «La récente volatilité des prix est accentuée par les questions que cela soulève concernant le déroulement et le calendrier des élections de novembre et génère un fort mouvement d’aversion au risque», a expliqué pour l’agence de presse David Fyfe, analyste chez Argus Media
Jeudi, les deux cours de référence du brut avaient franchi la barre des -5% en séance, avant de limiter leurs pertes et de n’abandonner «que»
3% à la clôture.