Les pays producteurs de pétrole engagés dans la réduction de l’offre mondiale de Brut à travers le cadre de coopération et de partenaire de l’Opep + (pays Opep et non-Opep) tiennent aujourd’hui par visioconférence deux réunions pour examiner le marché et ses perspectives à court et moyen termes.
La première réunion concernera le Comité technique conjoint (JTC), tandis que la seconde engagera le comité ministériel mixte de suivi Opep et non-Opep (JMMC), deux lieux de concertation créés par les pays de l’Opep+ depuis qu’ils sont mobilisés depuis l’accord d’Alger fin 2016 à stabiliser le marché et veiller à l’équilibre de l’offre et de la demande ainsi que des prix.
Le ministre algérien de l’Energie, qui préside l’Opep jusqu’à la fin de l’année en cours, prendra part aux travaux du JTC et du JMMC dans un contexte encourageant marqué par un vent d’optimisme sur les grandes places du marché pétrolier mondial et l’espoir que les cours, qui sont actuellement autour de 40 dollars le baril, s’améliorent davantage même si la crise sanitaire liée au Covid-19 laisse paraître de nombreuses incertitudes et autant d’imprévus.
Selon le communiqué du ministère de l’Energie, Mohamed Arkab aura à évaluer avec les membres du JMMC le niveau de respect des engagements de baisse de la production des pays signataires de la Déclaration de Coopération pour le mois de mai 2020, tels que décidés le 12 avril dernier lors de la 10e réunion ministérielle Opep et Non-Opep.
Sur ce point, les indications disponibles hier indiquent que les pays de l’Opep restent disciplinés dans le respect de leurs engagements à maitriser l’offre de Brut. Leur production a reculé de 6,3 millions de barils par jour (mbj) au mois de mai dernier pour atteindre les 24,195 mbj, une chute spectaculaire signalent les observateurs du marché.
L’Arabie saoudite a fourni à elle seule un peu plus de la moitié de cet effort: ses extractions d’or noir ont reculé de 3,160 mbj sur un mois. Les Emirats arabes unis (-1,364 mbj) et le Koweït (-921.000 barils par jour) ont beaucoup moins pompé le mois dernier afin de soutenir les cours.
L’Opep estime aussi que les 10 pays non membres de l’organisation mais associés à l’effort ont également réduit leur production de 2,95 millions de barils par jour le mois dernier. Au total, les alliés auraient ainsi réduit leur production de quelque 9,2 mbj.
Avec leurs efforts, mais aussi la reprise de l’activité économique qui encourage la demande, les cours ont progressé dernièrement après s’être effondrés durant la crise sanitaire (Covid-19). Hier, mercredi, le Brent de la mer du Nord valait en matinée un peu plus de 40 dollars le baril, alors qu’il était passé sous les 20 dollars en avril dernier.
Pour rappel, le JMMC est composé de sept pays membres de l’Opep (Algérie, Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Irak, Koweït, Nigeria et Venezuela) et de deux pays non membres de l’Opep (Russie et Kazakhstan).