Poursuivant leur cycle de protestation hebdomadaire, les professeurs de l’enseignement primaire se sont donné rendez-vous pour une marche nationale à Tizi Ouzou dans la journée d’hier, lundi.
Ils étaient un peu plus d’un demi-millier à prendre part à cette action qui vient en complément de la grève, observée par l’ensemble des enseignants du secteur, à l’instar de ceux de Tizi Ouzou qui étaient les plus visibles dans la marche initiée par la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement primaire (CNPEP), non agréée, et dont les coordinateurs de nombreuses wilayas ont fait le déplacement de Tizi Ouzou.
Partis du grand portail du campus Hasnaoua de l’UMMTO, les protestataires ont sillonné les principales artères de la ville pour aboutir devant le siège de la direction locale de l’Education où ils ont observé un rassemblement. «La dignité de l’enseignant est une ligne rouge !» est l’un des nombreux slogans scandés par les enseignants qui brandissaient des banderoles, sur lesquelles ils réaffirmaient leur détermination à poursuivre la protestation jusqu’à satisfaction de toutes leurs revendications socioprofessionnelles et portant, également, sur les contenus pédagogiques. Ces exigences ont trait notamment à la revalorisation des salaires des enseignants, à leur reclassement à la catégorie 12 dans la nomenclature de la Fonction publique. Une promotion qui prendre compte leur diplôme universitaire, en application du décret présidentiel promulgué en 2014. Le droit à l’accession au grade de professeur principal au bout de 5 ans d’exercice ainsi qu’au grade de professeur formateur, l’amélioration des conditions de travail et l’allègement des programmes et du volume horaire constituent l’essentiel des doléances des professeurs de l’enseignement primaire. Ils réclament aussi le droit à la retraite promotionnelle, l’inscription du métier d’enseignant parmi les métiers pénibles. Dénonçant la sourde oreille des pouvoirs publics et le recours de ces derniers à la «répression» de leurs différentes marches organisées à Alger, les enseignants appellent la tutelle au «dialogue et à la concertation». Dans une déclaration à la presse, en marge de la marche, Bachir Kiouas, coordinateur national de la CNPEP, a souligné que la Coordination «est disposée à un dialogue constructif avec le ministère de l’Education nationale autour de nos revendications d’ordre socioprofessionnel et pédagogique». Le même avis est exprimé par Chergaoui Ahmed, responsable de la coordination au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou qui a appelé à «un dialogue constructif et global autour de la situation de l’Ecole nationale et la prise en considération de nos doléances». n