Le refus et la stigmatisation du dialogue et des dialoguistes, la condamnation de la répression policière qui continue de s’abattre sur les manifestants du Hirak ont été les principaux mots d’ordre de la marche du mardi des étudiants.
Ces derniers étaient peu nombreux à se mobiliser, à peine une vingtaine, mais qui ont été rejoints par des citoyens pour former un cortège, bien que réduit, contrairement aux mardis précédents, n’était pas moins animé. La fougue des marcheurs n’a d’égal que leur volonté exprimée par les gestes et les slogans de leur détermination à imposer le changement réclamé par la rue algérienne depuis près d’une année. « Cédez le pouvoir ! », « Non à la prolongation du pouvoir de la îssaba ! » a-t-on scandé. La dénonciation de la répression et le jugement des militants du Hirak arrêtés lors de la marche du 49e vendredi à Alger étaient sur toutes les lèvres. La gestion des manifestations qui se poursuit est, visiblement, en contradiction des bonnes intentions affichées par le
Président Tebboune qui se dit ouvert au dialogue avec le Hirak. Une offre à laquelle beaucoup dans le défilé ont opposé une fin de
non-recevoir. Pire, des voix se sont faites entendre pour stigmatiser toute démarche dialoguiste. « Honte à vous, les dialoguistes, la Îssaba est fière de vous ! » ont crié les marcheurs en tête du cortège. n