Le Directeur de l’organisation des marchés au ministère du Commerce, cité par la Chaîne III, a reconnu hier la flambée des prix de produits de large consommation sur le marché, enregistrée pendant les premiers jours du Ramadan. Ces hausses qui touchent en particulier la pomme de terre et la tomate ont pu atteindre les 100%, a-t-il constaté. Il a signalé que la période pour la pomme de terre est dite de soudure et que ce n’est pas encore la saison pour la tomate, ce qui justifie en partie ces hausses. A l’origine de ces flambées, le responsable pointe du doigt les détaillants. La même source indique que la pomme de terre était cédée au marché de gros de Boufarik entre 50 et 60 dinars, la tomate entre 100 et 120 dinars, l’oignon à 35 dinars. Sur les marchés de détail de la capitale, nous avons pu observer que la pomme de terre était cédée entre 90 et 100 dinars, la tomate entre 140 et 180 dinars. La hausse pour la pomme de terre est ainsi de 100 %. Idem pour l’oignon qu’on peut retrouver à 65, 70 dinars. Ce même responsable a indiqué que pour juguler la flambée des prix de la pomme de terre, l’Onilev compte dans les 48 prochaines heures déstocker 11 000 tonnes de pomme de terre et les injecter sur le marché. L’Algérie compte 800 marchés de proximité pour les 1 500 communes, a-t-il ajouté, en indiquant que 600 marchés de proximité sont fermés. Le ministère du Commerce compte solliciter le ministère de l’Intérieur afin de les ouvrir et stabiliser les prix. Il a également annoncé l’ouverture de huit marchés de gros de fruits et légumes aux standards internationaux mais sans fixer d’échéance précise.
Tout cela montre le retard pris par le ministère du Commerce et celui de l’Agriculture en vue de mettre en oeuvre les mesures destinées à mieux réguler le marché. Au lieu de généraliser les marchés de proximité dans les communes à forte densité de population, qui ne demande qu’un terrain et des tentes, les opérations mises en place entamées l’année dernière et qui avaient obtenu un relatif succès en termes de stabilité des prix n’ont pas été poursuivies cette année. Tout cela montre l’incapacité des ministères concernés à contribuer à mieux maîtriser le marché, au détriment de la large majorité de la population. K. R.